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Analyse du jour

Que peut-on attendre de la Conférence de Copenhague sur le climat ?

1er décembre 2009

Par Philippe Hugon, directeur de recherche à l’IRIS

La conférence de Copenhague qui se réunira du 7 au 18 décembre 2009 doit mettre en place un nouveau protocole sur le climat entre 2013 et 2017. A ce jour, les risques d’un échec demeurent importants même si une déclaration commune aura lieu. En tout état de cause, un Traité contraignant ne sera pas signé. Le calendrier des débats politiques aux Etats-Unis n’est pas en phase avec ce calendrier. Le débat au Sénat se heurtera aux lobbies agricoles et aux « libres échangistes » craignant les normes, les taxes et la concurrence déloyale. La Chine continuera, au-delà des déclarations, de construire une centrale thermique par semaine à base de charbon.


Sa déclaration de réduire de 40 à 45% d’ici 2020 par rapport à 2005 l’intensité en carbone d’un point de PIB conduit selon toute prévision à augmenter de 50% ses émissions de gaz à effet de serre (GES). L’Inde demeure réticente malgré ses récentes déclarations vis-à-vis de contraintes fortes bridant sa croissance. Seule, l’UE s’est engagée à baisser les émissions de GES de 20% (par rapport à 1990) d’ici 2020 et 30% si les autres grandes puissances s’y engagent. Les pays pauvres faibles émetteurs de GES veulent des compensations financières à la hauteur des coûts d’adaptation liées aux changements climatiques.

Quatre grandes questions seront abordées ou présentes en arrière plan des négociations :

- Comment mettre en place des jeux coopératifs et des règles concernant les émissions de GES ?
Le climat est un bien collectif ou public mondial. Une action collective est nécessaire même si elle pose le problème du free rider et se heurte aux intérêts des puissances. Des jeux coopératifs sont possibles dès lors que la lutte contre les changements climatiques est un jeu à somme positive. Mais les gagnants ne sont pas prêts à compenser les perdants et chaque joueur cherche en fonction de sa puissance à défendre ses intérêts. Les tensions portent sur le partage du budget carbone et sur les transferts financiers et techniques vers les pays en développement.
Ce sont les pays pauvres qui participent le moins aux émissions de CO2 (4% pour l’Afrique) mais qui en subissent les effets les plus importants et qui disposent le moins des capacités de résilience et d’adaptation pour y faire face. Les pays émergents, selon des degrés différents (exemple du Brésil) n’acceptent pas de voir leur croissance bridée par des normes environnementales fortes et ils ne sont pas prêts à des efforts si les pays développés émetteurs de CO2 ne montrent pas l’exemple. Ces derniers ne sont pas prêts à de simples compensations financières pour les pays pauvres pouvant constituer de nouvelles rentes gaspillées par ces derniers. Les pays européens veulent limiter le dumping environnemental en limitant les délocalisations d’activités polluantes ou en compensant les avantages des producteurs dans des pays peu contraignants en matière d’émission par des taxes carbone.
Les principaux débats portent d’une part sur l’échelle des négociations bilatérales (donnant/donnant), par clubs (Etats-Unis, UE, G20) ou multilatérales. Ils concernent d’autre part les mécanismes : marché des droits à émettre (cap and trade) ou taxes carbone ; celles-ci doivent-elles se situer en amont (taxes sur les énergies fossiles) ou en aval au niveau des consommateurs finals (étiquette du coût carbone) ? Ils impliquent enfin des processus. Faut-il partir de certaines initiatives d’acteurs qui montrent l’exemple avec risque de rejet, pratiquer le donnant /donnant, mettre en place des régimes au sens de Krasner par accord ou imposés par les hegemons ?

- La seconde grande question est financière.
Le financement concerne un nouveau modèle de développement moins carboné, l’adaptation aux changements climatiques et les compensations financières vis-à-vis des pays pauvres. La Banque mondiale (2009) évalue à 400 milliards $ par an le financement des technologies d’infrastructure énergétique alors que les fonds publics peuvent difficilement croître et que les fonds carbone peuvent au mieux rapporter 30 milliards $. Comment trouver des financements innovants en phase avec les défis écologiques : par des taxes, par des contributions volontaires, par la mise en œuvre de taxes Tobin, par des échanges dette/environnement, par les paiements de services environnementaux. ?
On peut imaginer d’un point de vue idéal la mise en place d’un fonds carbone en regroupant les fonds existants ou au contraire d’un point de vue pragmatique partir de ce qui existe, les développer et mieux les coordonner (fonds verticaux des agences spécialisées – ex Global environmental Fund, fonds fiduciaires de la part des banques de développement..).

- La troisième question est celle de nouveaux modes de développement
Comment mettre en place des nouvelles technologies environnementales : captage et stockage de CO2, énergies renouvelables, nucléaire ? Comment assurer le découplage entre croissance et émissions de CO2 ? Il est prioritaire que les fonds nécessaires au climat ne se fassent aux dépens de l’aide au développement et de la réalisation des OMD. Le financement de la lutte climatique rencontre celui du développement dans de nombreux domaines (agricoles, urbanisation, transports, énergie.)

- La quatrième question concerne l’organisation mondiale de l’environnement.
Elle devrait permettre un débat public et des processus de contrôles et de décision entre les scientifiques (experts) apportant leurs connaissances et doutes au nom de la planète, les entreprises mettant en place une responsabilité écologique ou agissant grâce à des incitations, normes ou taxations, des Etats chargés de la mise en œuvre des règles, des normes et des taxes et des associations environnementales permettant la prise de conscience des citoyens et consommateurs, suscitant les débats et les agendas. Elle permettrait de coordonner les 500 conventions climat existantes, de favoriser la constitution d’un droit international environnemental, de vérifier l’application des engagements des Traités. Elle pourrait contribuer à la mise en place d’un prix mondial du CO2, d’une valeur mondiale donnée à la biodiversité, d’une meilleure coordination des différents fonds publics, privés et associatifs existants.

 
 

Forum

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3 Messages de forum

  • Et encore une fois...La question des réfugiés climatiques et de la création d’un statut pour ces populations ne sera pas ou peu abordée...

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  • Copenhague : Annulons le sommet de la dépopulation !

    Par Helga Zepp LaRouche (www.solidariteetprogres)

    Le sommet de l’ONU sur le climat, qui se tiendra à Copenhague du 6 au 18 décembre, avec la participation de 193 nations, 65 chefs d’Etats et de gouvernement et 20 000 délégués, repose sur une fraude gigantesque et doit être immédiatement annulé. Il ne s’agit pas uniquement d’économiser les frais d’un évènement dont le seul but est de promouvoir le malthusianisme, mais d’empêcher l’instauration de facto d’un gouvernement mondial. Alors que plus de mille scientifiques ont pris leurs distances avec la thèse du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur un réchauffement global causé par l’activité humaine, les manipulations incroyables, récemment révélées par des pirates informatiques qui ont intercepté les courriels de certains chercheurs de l’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’université d’East Anglia, en Angleterre, fournissent la preuve ultime du caractère frauduleux de cette affaire.

    En réalité, les données statistiques brutes, non corrigées, provenant des stations météorologiques, indiquent peu ou pas de changement au cours des 150 dernières années. La moitié des observatoires décèlent même un léger refroidissement et constatent au contraire que depuis environ dix ans, nous assistons à un refroidissement global ! A quoi bon donc, une campagne aussi onéreuse pour prouver le contraire ?

    La réponse est claire : à part toute une armée de spéculateurs, qui voient dans le commerce des émissions de CO2 une nouvelle opportunité pour faire les poches de la population, il s’agit essentiellement d’une politique de l’Empire britannique, ou, plus précisément, du prince Philip d’Edimbourg. Ce dernier a exprimé à plusieurs reprises son souhait explicite de se réincarner en virus mortel, afin de contribuer plus efficacement à réduire la population. Le 12 novembre, le patron américain du Fonds mondial de la nature (WWF), organisme cofondé par le prince Philip, déclara à la presse : « Nous estimons fondamental pour le Président Obama de se rendre à Copenhague, afin de regarder les autres dirigeants dans les yeux, de leur communiquer notre engagement en tant que pays et d’obtenir le leur. » Et Obama d’annoncer promptement, revenant ainsi sur ses déclarations antérieures, qu’il ira à Copenhague le 9 décembre.

    De plus, il est monstrueux qu’une organisation officielle de l’ONU, en l’occurrence le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), et le gouvernement danois veuillent mettre officiellement la question de la réduction de la population à l’ordre du jour du sommet sur le climat. Selon le journal danois Berlinske Tidende, la ministre danoise du Développement, Ulla Toerness, a admis le caractère controversé de cette proposition qui, dans plusieurs pays, demeure tabou. Mais puisqu’il y a un lien entre croissance démographique et changement climatique, cette proposition remporte aussi le soutien complet du Premier ministre danois. L’organisation britannique Optimum Population Trust (OPT), qui mène une croisade ouverte en faveur d’une réduction démographique globale, affirme dans une étude que l’une des meilleures façons de combattre le prétendu « réchauffement global » consiste à empêcher les naissances, parce qu’éviter la naissance de nouveaux « pollueurs » est un moyen bien moins coûteux d’endiguer la « catastrophe climatique » que d’acquérir des sources d’énergie renouvelable. Selon l’étude, on pourrait empêcher un demi-milliard de naissances, et donc 24 milliards de tonnes de CO2 sur les 40 prochaines années, ainsi qu’une dépense de 200 000 milliards de livres sterling.

    Tout aussi révélateur est le fait que, selon le magazine Forbes, les « 14 personnes les plus riches du monde », qui ne sont pas les moins étrangères à l’économie de casino que nous subissons aujourd’hui, se sont déjà réunies le 5 mai de cette année chez le président de l’université privée Rockefeller. Pour Bill Gates, Warren Buffett, Michael Bloomberg, George Soros, Peter Petersen, David Rockefeller Jr. et d’autres participants à ce cénacle, la croissance démographique représente assurément la pire menace environnementale, sociale et industrielle de notre époque.

    Par ailleurs, le 5 juin, se déroulait à la London School of Economics la conférence préparatoire au sommet de Copenhague, organisée par le Policy Network, le think-tank de Tony Blair. Celui-ci, dont la paternité de la guerre en Irak fait aujourd’hui même l’objet d’une enquête en Grande-Bretagne, y a prononcé le discours d’ouverture, soulignant la nécessité d’un « changement révolutionnaire d’attitude ». Pour cela, les Etats-Unis devraient, à eux seuls, réduire leurs émissions à un dixième de leur niveau actuel ! Blair a clairement estimé que le plus gros problème est que la Chine veuille réaliser « la plus grande industrialisation que le monde ait jamais vue ».

    Lors d’une conférence de trois jours sur le thème de « la grande transformation », organisée à Essen, en Allemagne, par la Fondation Mercator en collaboration avec l’Institut du climat de Potsdam et de Wuppertal, on pouvait lire dans le prospectus présentant le panel du quatrième groupe de travail : « Les sociétés démocratiques peuvent-elles faire face aux effets de profonds changements du climat global, ou des régimes autoritaires seraient-ils plus à même de mettre en oeuvre les mesures nécessaires ? » L’un des participants, Hans-Joachim Schellenhuber, qui dirige l’Institut du climat de Potsdam, y avait récemment invité le prince Charles à une « discussion d’experts sur les thèmes de l’environnement et du climat ». (Schellenhuber est par ailleurs dignitaire de l’ordre britannique le plus prestigieux, l’Ordre de la Jarretière.)

    On ne peut qu’être d’accord avec Lord Christopher Monckton dans son analyse de l’imposture climatique et de la conférence de Copenhague : il s’agit bien, en effet, d’une tentative d’établir un gouvernement mondial non élu, jouissant de pouvoirs considérables et sans précédent. Pris en flagrant délit de mensonge, un petit groupe de « scientifiques » est désormais reconnu coupable d’un acte frauduleux et criminel. L’ex-ministre des Finances britannique, Lord Nigel Lawson, rejoint par tout un groupe d’autres Lords, auteurs et journalistes, vient de lancer un nouveau site internet, ainsi qu’une Fondation de politique du réchauffement climatique (GWPF), voués à combattre cette imposture.

    Hélas, il ne fait aucun doute qu’un consensus existe dans le camp pro-britannique de l’Establishment international pour répondre à la crise systémique financière mondiale par un nouveau fascisme, sous lequel les pauvres, faibles et malades seront sacrifiés aux intérêts spéculatifs.

    Une telle politique tombe sous le coup des Lois de Nuremberg de 1946. Quiconque entend participer à la conférence de Copenhague devrait y réfléchir. Après tout ce que le grand public vient de découvrir, il n’y a qu’une solution raisonnable : annuler au plus vite ce sommet.

    Appel envoyé par David C. – david.cabas.over-blog.fr

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