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La diplomatie nucléaire de Nicolas Sarkozy

ZOOM SUR LA COOPERATION AVEC LE MOYEN-ORIENT, LE MAGHREB ET LES PAYS DU GOLFE

18 novembre 2008

ALGERIE

À l’occasion de la visite d’État de Nicolas Sarkozy en décembre 2007, l’Algérie est devenue le premier pays arabe à conclure un plan de coopération avec la France sur le nucléaire civil. Cette démarche a débouché sur un accord-cadre prévoyant une assistance technique dans les domaines de la formation, de la recherche et de la réglementation, et ouvrant la possibilité de construire, à terme, des centrales nucléaires en Algérie. Cet accord prévoit également l’exploration et l’exploitation en commun des gisements d’uranium. La Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) qui étudie les risques sur les populations et l’environnement, n’a toutefois pas encore donné son feu vert.
L’accord sur « l’utilisation et le développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques » a finalement été signé par François Fillon lors de sa visite en Algérie le 21 juin 2008.

ARABIE SAOUDITE

Le chef de l’Etat français s’est rendu dans le Golfe mi janvier 2008, pour la première fois depuis son élection. Il a qualifié l’Arabie Saoudite d’ « allié incontournable de la France dans la région », parce qu’elle est « un pôle de modération et de stabilité ».
Il a en outre déclaré vouloir donner une nouvelle dimension au partenariat stratégique entre la France et l’Arabie Saoudite. Des contrats, d’une valeur de 40 milliards d’euros ont été évoqués : ils concerneraient tous les secteurs et plus particulièrement ceux de l’énergie, des transports, notamment ferroviaires et aériens, ou de la distribution de l’eau. Ils n’ont toutefois pas été finalisés.

EMIRATS ARABES UNIS

La France et les Emirats arabes unis ont signé, lors de la visite de N. Sarkozy à Abou Dhabi le 15 janvier 2008, un accord-cadre de coopération dans le domaine du nucléaire civil. Celui-ci porte sur le développement et les utilisations de l’énergie nucléaire civile. La coopération entre les deux pays vise la production de l’énergie nucléaire et le dessalement d’eau de mer notamment. Total, Suez et Areva se sont ainsi associés pour proposer deux réacteurs nucléaires de troisième génération EPR à Abou Dhabi. Il s’agit d’« un partenariat exclusif en vue de construire, puis d’exploiter deux réacteurs nucléaires de troisième génération dans l’émirat ».

JORDANIE

En mai 2008, les ministres des Affaires étrangères français et jordanien ont signé un mémorandum d’entente sur la coordination politique afin de renforcer la coopération nécessaire pour répondre aux intérêts stratégiques des deux pays.
A l’occasion de la visite du roi Abdallah II à Paris mercredi 27 août, la France et la Jordanie ont signé un protocole d’accord sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Cet accord vise à renforcer la coopération entre les organismes des deux pays dans ce domaine. Il doit inclure la formation de Jordaniens sur les mesures de sécurité en matière de nucléaire.
Parallèlement, la présidente du groupe français Areva, Anne Lauvergeon, et le président de la Commission jordanienne de l’énergie atomique (JAEC), Khaled Toukan, ont signé une lettre d’intention en vue de l’extraction d’uranium en Jordanie. Elle doit donner lieu à la signature d’une convention d’exploration.

LIBYE

A l’issue de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le colonel Kadhafi le 25 juillet 2007 à Tripoli, les deux pays ont signé un « mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine des applications nucléaires civiles », qui permettrait au groupe français Areva de construire une centrale en Libye. N. Sarkozy a également évoqué un deuxième projet pour une coopération sur la recherche d’uranium.
L’Elysée estime par ailleurs à environ 2 milliards d’euros le montant de ce que pourrait rapporter à terme l’accord de coopération signé en matière d’énergie nucléaire civile, qui prévoit la fourniture « d’un ou plusieurs réacteurs » pour alimenter une usine de dessalement de l’eau de mer.

MAROC

Fin octobre 2007, le chef de l’Etat français a annoncé que la France et le Maroc avaient décidé de coopérer dans le domaine du nucléaire civil. Le président français, qui s’était exprimé en faveur d’une filière nucléaire civile en partenariat avec la France, a réaffirmé à cette occasion le droit des pays en développement de posséder cette énergie, dès lors que les conventions internationales sont respectées. Il s’agit d’une déclaration d’intention, qui n’a pas été complétée pour l’instant par la signature d’accords. Le Maroc étudie donc encore la possibilité de confier à la France la réalisation d’une centrale nucléaire pour produire de l’énergie électrique.

QATAR

La France et le Qatar ont signé lundi 14 janvier, un contrat pour l’électrification de ce pays du Golfe. Paris et Doha se sont également mis d’accord sur deux mémorandums d’entente dans les domaines du nucléaire civil et de l’énergie.
La compagnie Areva (Transmission & Distribution), a ainsi signé un contrat de 470 millions d’euros avec la société de distribution d’eau et d’électricité qatarie, Kahrama. Selon les termes du contrat, Areva fournira à cette dernière des sous-stations pour un projet d’électrification du Qatar.
Le groupe énergétique Electricité de France (EDF) et le Qatar ont quant à eux signé le mémorandum d’entente qui doit engager des discussions sur des coopérations dans les domaines de la production électrique nucléaire et la production d’énergies renouvelables. « Dans le domaine nucléaire, les discussions porteront dans un premier temps sur un accord d’assistance pour une étude de faisabilité et d’acceptabilité, et non sur un investissement », a précisé l’Elysée.

TUNISIE

Un accord de coopération nucléaire d’une durée de vingt ans a été signé le 28 avril 2008 entre la France et la Tunisie. Il prévoit la formation d’ingénieurs dans les domaines de l’énergie et du dessalement de l’eau et devrait déboucher à long terme sur la construction d’une centrale nucléaire. La coopération franco-tunisienne dans le nucléaire concerne aussi la sûreté, la sécurité, la prospection et la valorisation des ressources uranifères.
Selon des sources anonymes émanant de la présidence française, l’Etat tunisien aurait confié à Alstom la construction d’une centrale thermique de 700MW à Ghannouch, pour un montant d’environ 360 millions d’euros.

 
 

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  • Energie La grogne du ministère de l’énergie et des mines Par : Y.Mérabet Chakib Khalil nargue le nucléaire civil algérien « Vers 2020, l’Algérie aura sa première centrale nucléaire et nous aurons une centrale tous les cinq ans après », avait déclaré le ministre algérien de l’Energie et des Mines, à la radio algérienne, le 24 février dernier 2009. Le 14 juillet 2009 met fin au rêve algérien du nucléaire en déclarant « l’énergie nucléaire n’est plus une priorité pour l’Algérie. La création d’institut de l’engineering atomique à Ghardaïa, ne signifie pas pour autant que l’Algérie a décidé de se doter d’une centrale nucléaire ». Une part de singe chien pour l’Algérie, le plus grand dsert du monde et le plus le plus ensoleillé (PHOTO)

    L’Algérie de tout le monde L’Algérie a besoin plus que jamais de diversifier ses sources d’énergie pour faire face à l’après-pétrole, l’énergie nucléaire est la seule source énergétique qui pourrait remplacer le pétrole et le gaz, sa matière première est abondante dans notre pays, il suffirait seulement de la valoriser. Depuis de longues années, l’Algérie a beaucoup investi dans le nucléaire. L’ambition des dirigeants algériens de l’époque était de doter le pays d’un parc de centrales électronucléaires nucléaires, remonte aux années 1970. Il était alors question de construire plusieurs centrales de 600 à 900 MW qui devaient assurer l’alimentation en énergie électrique et se substituer au gaz et au pétrole plus facilement exportables. Un effort considérable dans la formation du potentiel scientifique et technique a été déployé avec l’assistance de l’AIEA qui a financé, dans les années 1980, l’acquisition d’équipements et la formation de plusieurs centaines de chercheurs et techniciens dans ce domaine. Cette coopération s’est développée encore plus après la création en 1982 du Haut commissariat aux énergies nouvelles. Aujourd’hui, l’Algérie se voit sa filière nucléaire détruite et son parc ne compte seulement que deux réacteurs de recherche et d’application, lui servant de pièce de musée scientifique, l’un d’une capacité insignifiante exposé à Draria pour les étudiants, l’autre d’une ancienne technologie péri dans les sables d’Ain-Oussera en attendant le retour des enfants prodigues du pays. Ces réacteurs furent programmés et construits sous le régime nationaliste fort, de l’avant dernière décennie, d’autres gens se sont emparé du pouvoir et détruisirent tout ce que les autres ont fait de bien en l’occurrence le secteur de l’industrie, de l’agriculture et de l’énergie. Quelques élites nationales rescapées de la répression dirigée l’équipe Chakib Khalil réussirent à convaincre le gouvernement algérien pour reprendre le dossier du nucléaire algérien, qui fut confié malheureusement là ou il ne fallait pas et là ou les secrets d’Etat se vendent (Le quotidien d’Oran Du 12/10/2005 « Notre énergie au futur » par Y.Mérabet de la AARI). On lisant les déclarations de nos responsables, on a le pressentiment que ces gens là n’ont rien à voir avec l’Algérie et qui ne sont pas concernés par son futur, écoutons ces phrases « La création d’institut à Ghardaïa, ne signifie pas pour autant que l’Algérie a décidé de se doter d’une centrale nucléaire », « La création d’une centrale nucléaire exige une analyse profonde avant la prise de décision politique, qui tient compte de ses avantages mais également de ses inconvénients tant sur le plan financier qu’environnemental » Quel est votre jugement ? Eh bien ! L’acquisition de moyens de dissuasion pour protéger notre souveraineté nationale valent plus que sa peur, car c’est une continuité de la révolution algérienne que nous devons tous assumer, c’est le rêve de tout algérien de voir son pays puissant. L’Algérie est signataire du traité de non prolifération (TNP) le 30 mars 1996. En décembre de la même année, a été créé le Commissariat pour l’énergie atomique (Comena), principal instrument de la stratégie algérienne dans le domaine de l’énergie nucléaire. Une de ses missions est de promouvoir l’utilisation de cette énergie dans les secteurs de l’agriculture, l’hydraulique, l’industrie, la santé, l’aménagement du territoire ou les travaux publics. Le Comena a également pour mission d’assurer les conditions de stockage des déchets radioactifs et de veiller à leur gestion et contrôle. Deux accords de garantie ont été signés avec l’AIEA pour ces réacteurs, deux conventions sur la notification d’accident et sur l’assistance technique en cas d’accident et une convention sur la sûreté nucléaire. Depuis 2005, un décret fixe le cadre réglementaire de la gestion de ces déchets. Le Comena envisageait l’emploi de l’énergie nucléaire pour la production d’électricité et ses responsables souhaitent utiliser l’énergie nucléaire dans le vaste programme de production d’eau dessalée lancée par Algerian Energy Company (AEC) sur le littoral algérien, tout cela s’est traduit par de cuisants échecs que nous fait subir ce ministre. Le développement du nucléaire en Algérie devrait faire partie d’un vaste programme mondial de reconversion de la source fossile en source fissile en grande partie, mais aussi pour l’industrie militaire et civil. Mais les autorités algériennes n’arrivent pas à franchir les barrières imposées par l’AIEA et les pays européens pour priver l’Algérie de l’acquisition de cette industrie très lucrative. Même si l’Algérie arrivera à construire ses propres centrales, elle ne pourra pas produire de l’électricité librement, car elle se heurtera à la monopolisation de la production et la commercialisation du combustible par les trois principale puissance nucléaire à savoir la France, les Etats-Unis et la Russie, mais cela ne devrait pas nous décourager, l’exemple de l’IRAN devant nos yeux. De fortes pressions jusqu’à la menace d’intervention militaire ont été exercés sur la république islamique d’Iran par les Etats-Unis, leurs alliées européens, les monarchies arabes, Israël et même la Russie pour le priver de fabriquer son propre combustible. L’Algérie, à la tète d’un Chakib Khalil, n’arrivera jamais là ou les iraniens sont arrivés, c’est une question d’identitaire, de patriotisme et enfin d’hommes. Au manquement de tout ça, la question du nucléaire algérien doit se traiter dans le plus grand secret d’Etat, et non dans un Souk semblable à l’Immeuble Ahmed Gharmoul, lieu de la haute corruption ou tout se vend sur nos tètes. Mon pays est déshabillé, il est nu. L’avancée du Maroc et de la Tunisie le nucléaire civil Plus discrètement, nos frères marocains avancent aussi à pas mesurés sur la voie du nucléaire. Avec une particularité de nature à intéresser les responsables tunisiens : le Maroc compte sur leurs ses gisements de phosphate et celui du Sahara Occidental. En 2007, lors du voyage de Nicolas Sarkozy au Maroc, la présidente du Directoire d’Areva a signé avec le directeur général de l’Office chérifien des phosphates (OCP) une déclaration d’intention qui porte sur l’extraction de l’uranium de l’acide phosphatique marocain, signé lundi 22 octobre, prévoit notamment de "lancer en commun une étude de faisabilité pour un site industriel de production d’uranium" à partir des phosphates. Selon l’AIEA, la quantité d’uranium que l’on pourrait extraire l’extraction de l’uranium contenu dans l’acide phosphorique, fabriqué à partir des minerais de phosphates marocains des gisements de phosphates du Maroc avoisineraient les 6 millions de tonnes. Areva et l’OCP prévoient notamment de lancer en commun une étude de faisabilité pour un site industriel de production d’uranium à partir d’acide phosphorique. RIA Novosti. La Russie à son tour s’intéresse au nucléaire marocain, elle compte construire une centrale nucléaire fonctionnant au phosphate par la société russe Atomstroyexport, selon les officielles marocains. Les experts et dirigeants de la compagnie russe ont choisi le site de Sidi Boulbra, où pourrait être construite la première centrale nucléaire marocaine qui produira 1200 MW. Les russes envisagent de construire un institut d’engineering atomique sur le site même. Des négociations sont notamment menées avec la Turquie, au niveau intergouvernemental et entre compagnies industrielles, pour la réalisation d’autres centrales. Atomstroyexport est la plus grande compagnie russe mettant en œuvre des accords intergouvernementaux sur la construction de sites nucléaires à l’étranger. A l’heure actuelle, elle est la seule à construire parallèlement sept réacteurs en Chine, en Inde, en Iran et en Bulgarie. Soit « deux fois plus que les ressources mondiales connues des gisements d’uranium ». Mêmes soucis du côté de la Jordanie. Le Royaume Hachémite importe actuellement à hauteur de 96% pour faire face à ses besoins en énergie Près de 20% de son PIB est ainsi dépensé en énergie. Or voici qu’aux dernières nouvelles, les quelques 1,2 milliard de tonnes de phosphate qu’il a en réserve pourraient receler 130.000 tonnes d’uranium. Le géant minier anglo-australien Rio Tinto a été chargé de son extraction. Un contrat a été signé en ce sens, le 23 février. Soit quelques mois à peine après la signature d’un protocole d’accord entre la Commission jordanienne de l’énergie atomique (JAEC), l’Atomic Energy of Canada Limited (AECL) et la SNC-Lavalin International, l’un des tout premiers spécialistes du nucléaire mondial et qui… maîtrise (réellement) l’extraction de l’uranium à partir du phosphate. La SNC-Lavalin était d’ailleurs bien présente dans notre pays en février dernier pour faire la promotion de sa solution. Faut-il rappeler encore une fois que la Tunisie produit 8 millions de tonnes de phosphate marchand, ce qui la place au 5e rang mondial des pays producteurs. La Tunisie est en deuxième position parmi les Etats qui valorisent le plus ce précieux minerai. 85% de sa production sont ainsi valorisés. Rien qu’à l’usine de la Skhira, on produit ainsi plus de 375.000 tonnes d’acide phosphorique par an. Tout dernièrement, le Groupe chimique tunisien (GCT) de Gabès a annoncé la mise en chantier de plusieurs projets d’ici 2011. Dont un projet d’unité de production d’acide phosphorique d’une capacité de 400 tonnes par jour. Or l’uranium peut aussi être récupéré à partir de l’acide phosphorique. Les phosphates tunisiens et marocains marquent le pas. (le Quotidien d’Oran du 21/04/2009 « phosphates pour le Maroc et uranium pour la France » par Y.Mérabet et du FINANCIER du 23/04/2009 « Les phosphates au Maghreb : enjeu politique, enjeu d’avenir » par Y.Mérabet

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