Accueil du site > Toutes les rubriques > Dossier > La diplomatie nucléaire de Nicolas Sarkozy > ZOOM SUR LA COOPERATION AVEC LE MOYEN-ORIENT, LE MAGHREB ET LES PAYS DU (...)
À l’occasion de la visite d’État de Nicolas Sarkozy en décembre 2007, l’Algérie est devenue le premier pays arabe à conclure un plan de coopération avec la France sur le nucléaire civil. Cette démarche a débouché sur un accord-cadre prévoyant une assistance technique dans les domaines de la formation, de la recherche et de la réglementation, et ouvrant la possibilité de construire, à terme, des centrales nucléaires en Algérie. Cet accord prévoit également l’exploration et l’exploitation en commun des gisements d’uranium. La Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom) qui étudie les risques sur les populations et l’environnement, n’a toutefois pas encore donné son feu vert.
L’accord sur « l’utilisation et le développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques » a finalement été signé par François Fillon lors de sa visite en Algérie le 21 juin 2008.
Le chef de l’Etat français s’est rendu dans le Golfe mi janvier 2008, pour la première fois depuis son élection. Il a qualifié l’Arabie Saoudite d’ « allié incontournable de la France dans la région », parce qu’elle est « un pôle de modération et de stabilité ».
Il a en outre déclaré vouloir donner une nouvelle dimension au partenariat stratégique entre la France et l’Arabie Saoudite. Des contrats, d’une valeur de 40 milliards d’euros ont été évoqués : ils concerneraient tous les secteurs et plus particulièrement ceux de l’énergie, des transports, notamment ferroviaires et aériens, ou de la distribution de l’eau. Ils n’ont toutefois pas été finalisés.
La France et les Emirats arabes unis ont signé, lors de la visite de N. Sarkozy à Abou Dhabi le 15 janvier 2008, un accord-cadre de coopération dans le domaine du nucléaire civil. Celui-ci porte sur le développement et les utilisations de l’énergie nucléaire civile. La coopération entre les deux pays vise la production de l’énergie nucléaire et le dessalement d’eau de mer notamment. Total, Suez et Areva se sont ainsi associés pour proposer deux réacteurs nucléaires de troisième génération EPR à Abou Dhabi. Il s’agit d’« un partenariat exclusif en vue de construire, puis d’exploiter deux réacteurs nucléaires de troisième génération dans l’émirat ».
En mai 2008, les ministres des Affaires étrangères français et jordanien ont signé un mémorandum d’entente sur la coordination politique afin de renforcer la coopération nécessaire pour répondre aux intérêts stratégiques des deux pays.
A l’occasion de la visite du roi Abdallah II à Paris mercredi 27 août, la France et la Jordanie ont signé un protocole d’accord sur l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire. Cet accord vise à renforcer la coopération entre les organismes des deux pays dans ce domaine. Il doit inclure la formation de Jordaniens sur les mesures de sécurité en matière de nucléaire.
Parallèlement, la présidente du groupe français Areva, Anne Lauvergeon, et le président de la Commission jordanienne de l’énergie atomique (JAEC), Khaled Toukan, ont signé une lettre d’intention en vue de l’extraction d’uranium en Jordanie. Elle doit donner lieu à la signature d’une convention d’exploration.
A l’issue de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et le colonel Kadhafi le 25 juillet 2007 à Tripoli, les deux pays ont signé un « mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine des applications nucléaires civiles », qui permettrait au groupe français Areva de construire une centrale en Libye. N. Sarkozy a également évoqué un deuxième projet pour une coopération sur la recherche d’uranium.
L’Elysée estime par ailleurs à environ 2 milliards d’euros le montant de ce que pourrait rapporter à terme l’accord de coopération signé en matière d’énergie nucléaire civile, qui prévoit la fourniture « d’un ou plusieurs réacteurs » pour alimenter une usine de dessalement de l’eau de mer.
Fin octobre 2007, le chef de l’Etat français a annoncé que la France et le Maroc avaient décidé de coopérer dans le domaine du nucléaire civil. Le président français, qui s’était exprimé en faveur d’une filière nucléaire civile en partenariat avec la France, a réaffirmé à cette occasion le droit des pays en développement de posséder cette énergie, dès lors que les conventions internationales sont respectées. Il s’agit d’une déclaration d’intention, qui n’a pas été complétée pour l’instant par la signature d’accords. Le Maroc étudie donc encore la possibilité de confier à la France la réalisation d’une centrale nucléaire pour produire de l’énergie électrique.
La France et le Qatar ont signé lundi 14 janvier, un contrat pour l’électrification de ce pays du Golfe. Paris et Doha se sont également mis d’accord sur deux mémorandums d’entente dans les domaines du nucléaire civil et de l’énergie.
La compagnie Areva (Transmission & Distribution), a ainsi signé un contrat de 470 millions d’euros avec la société de distribution d’eau et d’électricité qatarie, Kahrama. Selon les termes du contrat, Areva fournira à cette dernière des sous-stations pour un projet d’électrification du Qatar.
Le groupe énergétique Electricité de France (EDF) et le Qatar ont quant à eux signé le mémorandum d’entente qui doit engager des discussions sur des coopérations dans les domaines de la production électrique nucléaire et la production d’énergies renouvelables. « Dans le domaine nucléaire, les discussions porteront dans un premier temps sur un accord d’assistance pour une étude de faisabilité et d’acceptabilité, et non sur un investissement », a précisé l’Elysée.
Un accord de coopération nucléaire d’une durée de vingt ans a été signé le 28 avril 2008 entre la France et la Tunisie. Il prévoit la formation d’ingénieurs dans les domaines de l’énergie et du dessalement de l’eau et devrait déboucher à long terme sur la construction d’une centrale nucléaire. La coopération franco-tunisienne dans le nucléaire concerne aussi la sûreté, la sécurité, la prospection et la valorisation des ressources uranifères.
Selon des sources anonymes émanant de la présidence française, l’Etat tunisien aurait confié à Alstom la construction d’une centrale thermique de 700MW à Ghannouch, pour un montant d’environ 360 millions d’euros.
ZOOM SUR LA COOPERATION AVEC LE MOYEN-ORIENT, LE MAGHREB ET LES PAYS DU (...)
L’IRIS - Institut de relations internationales et stratégiques, centre de recherche en relations internationales, a créé son site d’informations "affaires-strategiques.info".