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Sri Lanka : 7 ans après le tsunami, les insuffisances du système d’alerte précoce toujours d’actualité

16 janvier 2012

Le 27 décembre 2004, plus de 30.000 sri lankais perdaient la vie suite à un tsunami déferlant depuis l’Océan indien, touchant pas moins de treize pays et provoquant la mort de 200.000 personnes. En réponse à la défaillance du système d’alertes à l’attention de la population, le gouvernement a fait voter en 2005 une Loi sur la gestion des catastrophes naturelles. Pourtant, le 25 novembre dernier, de fortes précipitations accompagnées de vents violents ont mis en évidence la persistance des défaillances de ce système. Une dizaine de milliers d’habitations ont été détruites et 29 personnes ont perdu la vie, sans qu’aucun avertissement préalable aux risques n’ait été émis à l’attention des populations.


La loi de 2005 a établi la création du Centre de gestion des catastrophes (DMC), organe chargé de mettre en place des systèmes de surveillance pour éviter qu’un tel bilan ne se reproduise. Ce dernier a également pour mission de transmettre à la population les alertes initiées par les agences gouvernementales, à l’instar du Département de météorologie.

Cependant, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a récemment publié un rapport résultant d’une enquête menée au Sri Lanka dans les jours qui ont suivi les évènements du 25 novembre, visant à déterminer les raisons des défaillances de ce nouveau système. L’OCHA fait ainsi état d’un défaut de coordination entre les différentes agences gouvernementales. En cause, le Département de météorologie, qui n’aurait transmis aucune alerte au DMC.

Le ministre de la Pêche et des Ressources aquatiques a indiqué au parlement que la National Aquatic Researches and Resource Development Agency (NARA) avait bien transmis l’alerte au Département de météorologie, qui aurait bloqué la chaîne d’information en ne transmettant pas l’information au DMC. En conséquence de quoi ce dernier n’a pas été en mesure de la transmettre à la population.

A travers son rapport, l’OCHA s’indigne du manque de capacités techniques suffisantes pour prévenir de ce type de conditions météorologiques extrêmes, qui par ailleurs évoluent très rapidement. L’agence onusienne concède néanmoins que des améliorations sont en cours qui devraient améliorer ses capacités, notamment avec l’installation du Radar doppler bande S, qui lui apportera des mises à jour plus détaillées.

Ne semblant pas prêt à attendre que les capacités du Département soient optimales, le ministre de la Pêche a annoncé que son ministère et la NARA enverraient désormais directement les alertes à la population, sans transiter par le Département ni par le DMC. Mais cette nouvelle disposition enfreindrait la loi de 2005, qui a donné au seul DMC les compétences pour émettre des alertes.

Sources : Rapport de l’OCHA, IRIN

 

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