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La reprise du dialogue entre l’Iran et l’Argentine dérange Israël

1er octobre 2012

Après six ans de tensions, l’Iran et l’Argentine ont rétabli le dialogue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Neuf Iraniens avaient en effet été condamnés par la justice argentine pour avoir perpétuer l’attentat en 1994 contre le siège de l’Association Mutuelle Israélite Argentine (AMIA), centre culturel de la communauté juive situé à Buenos Aires. Cet attentat avait coûté la vie à 85 personnes. Guillermo Borger, à la tête de l’AMIA, a déclaré à la radio locale que ce dialogue avec l’Iran était «  improbable et peu fiable » : la mise en place de négociations entre les deux pays n’est pas non plus du goût d’Israël et des Etats-Unis.


La semaine dernière, le gouvernement iranien avait proposé de reprendre le dialogue avec l’Argentine afin de « parvenir à la vérité » sur l’attaque terroriste anti-juive de 1994 contre l’AMIA à Buenos Aires. La présidente Cristina Fernandez de Kirchner accepta mardi dernier cette proposition de « dialogue constructif » en espérant des « résultats » : tout accord avec l’Iran serait alors soumis au vote du Congrès argentin. Dans son discours de jeudi dernier, le président iranien Ahmadinejad a suggéré la formation d’une commission enquêtant sur l’attentat afin de mettre fin aux « malentendus » entre les deux pays. L’Iran nie en effet toute participation et responsabilité dans cette attaque, dans laquelle le Hezbollah libanais est également soupçonné d’avoir participé. Les ministres des Affaires étrangères iranien et argentin, respectivement Ali Akbar Saleh et Hector Timerman, se sont finalement rencontrés jeudi dernier à New York et ont fixé une réunion le mois prochain à Genève afin d’envisager la mise en place d’un mécanisme légal « qui ne soit pas en contradiction » avec les procédures légales des deux pays respectifs. « The goal is to explore a legal mechanism that does not go against the systems of either Argentina or Iran ». Ce mécanisme enquêterait sur les faits et l’attentat contre l’AMIA. Les deux ministres ont proposé d’entretenir le dialogue jusqu’au moment où ils « conviendraient mutuellement » d’une solution. L’une des plus grandes institutions judéo-argentines est peu favorable à cette reprise de dialogue considérant que la proposition du gouvernement iranien n’était qu’une « farce ».

La reprise du dialogue entre l’Iran et l’Argentine a provoqué un certain malaise en Israël et aux Etats-Unis, pays cherchant à isoler Téhéran à cause de son programme nucléaire. Le gouvernement de Benjamin Netanyahou s’avoue particulièrement déçu par cette réunion entre les ministres iranien et argentin. Dans un communiqué envoyé à Buenos Aires, le chef de l’exécutif israélien fait partager sa « désillusion » et accuse le gouvernement iranien de pas dialoguer avec «  les mains propres », que ce soit dans l’affaire de l’AMIA que dans son programme nucléaire actuel. Cette déclaration de B. Netanyahou a surpris le ministre argentin Timermam qui a répondu que la «  résolution pacifique des conflits était le choix du peuple argentin ». Mais la décision de l’Argentine n’a pas reçu pas non plus l’approbation des Etats-Unis, dont les relations avec l’Iran contrastent avec les liens que le pays du Moyen-Orient entretient avec le Venezuela. Roberta Jacobson, sous-secrétaire d’Etat adjointe des Etats-Unis pour l’Amérique Latine, a précisé vendredi dernier que le temps n’était pas venu de se rapprocher de l’Iran, et qu’il fallait « être plus unis et plus fermes dans les résolutions de l’ONU ».

Sources : El Pais Reuters

 

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