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Analyse du jour

Les vraies raisons de la crise à Madagascar

6 février 2009

par Mathieu P., journaliste et consultant

Madagascar a de paradoxal depuis dix ans qu’elle tend à connaître des crises lorsqu’elle est sur la voie de la croissance. C’était le cas en 2001, après que le socialiste Didier Ratsiraka ait fait sa mue libérale pour ouvrir les portes de Madagascar aux investisseurs étrangers et procédé à des réformes de fond. C’est le cas encore aujourd’hui. Le pays est sorti délabré de la crise qui l’a paralysé pendant six mois en 2002 et il a mis trois bonnes années à se relever. Aujourd’hui le bilan économique du Président est pour le moins honorable. Les grands projets se multiplient (Sherritt, QMM, Total, Soalala, Sakoa), les infrastructures se construisent rapidement, la croissance dépasse les 7%, les créations d’entreprises et les IDE atteignent des records, l’assiette fiscale s’élargit, l’inflation est maîtrisée, le tourisme est exponentiel, la protection de la biodiversité malgache améliorée, l’environnement des affaires s’améliore…alors pourquoi cette crise qui ralentira peut-être durablement la marche du pays vers le développement ? Elle résulte d’une gestion autoritaire du pays par le Président, d’un capitalisme d’Etat qui a nuit à de nombreux intérêts et une pauvreté qui ne se réduit pas…


La crise qui paralyse Madagascar depuis maintenant quinze jours n’est pas une surprise pour qui s’intéresse à ce pays. Les signaux d’alerte se multipliaient depuis deux ans et il aura fallu qu’un homme capable de fédérer les mécontents prenne la tête d’un mouvement d’opposition éclaté. Pour beaucoup, l’opposition tient une responsabilité certaine dans la situation actuelle tant elle est restée prisonnière de ses propres luttes intestines. En 2005 déjà, le CRN, plate-forme de l’opposition, annonçait la constitution d’un gouvernement de transition. Il n’en a rien été, chacun laissant l’autre prendre la responsabilité d’un telle démarche. L’opposition à Madagascar n’a par la suite brillé que par sa parcellisation lors des élections présidentielles de décembre 2006 et des législatives de septembre 2007, où aucun front commun n’a pu être constitué. Le résultat a été une réélection du Président de la République malgache avec une Assemblée Nationale dont il contrôle 108 des 127 sièges !
Il ne faut cependant pas négliger un facteur bien plus explicatif de cette hégémonie, à savoir la mainmise du Président sur les élections. Celui-ci promettait pourtant en 2002 que sa priorité serait de réformer le code électoral, afin d’octroyer une indépendance au Conseil National Electoral et à la Haute Cour Constitutionnelle, afin d’instaurer un bulletin unique, un partage du temps de parole dans les médias, un plafonnement financier des élections…Sept ans plus tard, on sait qu’il a utilisé un ATR acheté à Toulouse pour parcourir ses circonscriptions, qu’il a fait de sa chaîne de télévision MBS un outil de propagande, et qu’il a joué de malice avec la Haute Cour Constitutionnelle pour empêcher certains candidats de se présenter aux élections législatives de septembre 2007. Mieux, il a confié aux chefs de fokontany (chefs de quartier), pour 80% analphabètes, la délicate fonction d’établir les listes électorales. Or, il a dans le même temps pris soin de priver ceux-ci de leur indépendance en les faisant nommer par les chefs de district, eux-mêmes désignés par les Chefs de Région, eux-mêmes choisis par…le Président de la République (mais à titre transitoire avait-il promis il y a sept ans !). Le Président a trouvé un néologisme hybride qui réconcilie ces contradictions : « la déconcentralisation ». De fortes pressions ont ainsi été exercées sur ces chefs de fokontany lors des législatives de septembre 2007…

Dans ce contexte là, comment le Président pourrait-il accepter un gouvernement de transition, dirigé par le Maire, qui modifierait un code électoral assurant une réélection à Marc Ravalomanana ? Certains expliquent que la pression qui sera exercée sur le Président dans les prochains mois l’empêchera de jouer avec la loi. Certes…pourtant le SEFAFI (l’Observatoire de la vie publique), le CNOE (Comité National d’Observation des Elections) ou encore le CONECS (Conseil National Economique et Social) ont maintenu une pression permanente sur le Président depuis quelques années, sans grand résultat.
Si l’opposition et le Président se partagent donc des responsabilités dans la crise, le terreau de celle-ci est avant tout social. Souvenons nous des signaux d’alerte : les élections présidentielles de 2006 avaient entraîné une abstention record (moyen pour un peuple démuni de pouvoir exprimer son mécontentent). En avril 2007, des étudiants lancent un fort mouvement de protestation contre le pouvoir dans la plupart des grandes villes de Madagascar exception faite d’Antananarivo (le Maire étant à l’époque un proche du Président, tout comme le préfet, la situation avait été verrouillée). Le mouvement prend une ampleur sans précédent depuis 2002 et commence à s’en prendre directement aux intérêts privés du Président (Magro essentiellement). En mars 2008, au stade de Mahamasina d’Antananarivo, des milliers de supporters s’adonnent à des pillages d’une rare violence à la fin du match. Quelques mois plus tard, un opposant de toujours, Henri Lecacheur, tente de mener la fronde…un essai manqué, que le Maire d’Antananarivo aura su marquer en ce mois de janvier 2009.
Il aura fallu trois éléments déclencheurs pour convaincre une population sous tension de se mobiliser : l’affaire Daewoo fin novembre 2008, déjà âprement relatée, l’achat par le Président de la République d’un Boeing 737 d’une valeur de 60 millions de $ et surtout la fermeture de la télévision Viva du Maire de Tana, l’étincelle qui a mis le feu aux poudres. Pourtant, il ne fait aucun doute que le mouvement prend racine dans un contexte social délicat : un litre d’essence supérieur à un euro, un sac de riz quasiment au prix du SMIC, soit près de 30 euros…

Mais si la population s’inquiète que la pauvreté ne soit pas éradiquée, c’est aussi un ensemble hétéroclite de franges de la société qui exprime son mécontentement. Il y a tout d’abord des entrepreneurs malgaches trop souvent lésés par les interventions du Président pour favoriser son entreprise Tiko. Sans les citer, certains gravitent dans l’entourage du Maire. Le Président s’est également mis à dos l’Eglise catholique, qui, bien que préservant une neutralité officielle, ne cache plus les différends qui l’oppose au chef d’Etat protestant et vice Président laïc de l’Eglise réformée. Le Président Ravalomanana doit également faire face à une fronde massive des villes côtières de province qui voient d’un mauvais œil la « merenisation » présumée du pouvoir, notamment depuis la nomination en janvier 2007 de Charles Rabemanjara à la primature, rompant ainsi le pacte non écrit qui veut qu’un Président Merina nomme un 1er Ministre côtier. Enfin, le Président s’est coupé d’une partie de la haute société tananarivienne qui a mal vécu de voir ses privilèges remis en question par Tiko ou ses terres spoliées par l’Etat. Sur tous ces groupes aux intérêts bien différents viennent se greffer certains opposants de toujours qui ont vu dans Andry Rajoelina une fenêtre d’opportunité dans laquelle s’engouffrer, au premier rang desquels figure Roland Ratsiraka, le seul à pouvoir se prévaloir aujourd’hui d’une popularité nationale.

Ce rassemblement de déçus autour d’un homme providentiel n’est pas sans rappeler la situation de 2002, où le Maire de Tana, Marc Ravalomanana, avait brusquement surgi sur le devant de la scène à l’approche des élections présidentielles de décembre 2001. Quelques mois auparavant, personne ne le voyait susceptible de concurrencer l’Amiral Ratsiraka. Une formule consacrée résume la situation de l’époque : les gens n’ont pas voté pour Marc Ravalomanana, mais contre Didier Ratsiraka. Ce schéma se reproduit aujourd’hui. Il ne semble pas y avoir d’adhésion déterminée au Maire de Tana, mais un rejet massif du régime de Marc Ravalomanana. Par conséquent, sans cette adhésion, qui peut garantir aujourd’hui que le premier ne soit pas une version immaculée du second ? La première décision d’Andry Rajoelina lorsqu’il est arrivé à la mairie de Tana fut de suspendre les autorisations des sociétés publicitaires pour installer les panneaux publicitaires de sa société Injet. Du Ravalomanana dans le texte… Sa jeunesse, son dynamisme, sa non appartenance au sérail politique, son utilisation du religieux à des fins politiques…tout cela rappelle les débuts du Président actuel. Les espoirs déçus de ceux qui avaient cru en Ravalomanana ont été reportés sur un Maire dont on ne sait pas grand-chose jusqu’à maintenant. C’est peut-être en partie pour cette raison que le mouvement pro-TGV semble en perte de vitesse…

En raison de cette incertitude, il serait risqué de porter le Maire d’Antananarivo à la Présidence, d’autant qu’il n’a pas l’âge constitutionnel pour y prétendre, ni, comme il l’a lui-même reconnu, l’expérience. Le Président, pour sa part, a perdu ce qui lui restait de légitimité populaire et si celui-ci venait à préserver son mandat, à n’en pas douter une nouvelle crise ferait jour à l’approche des présidentielles de 2011. L’idée d’un gouvernement national est quant à elle difficilement envisageable dans le contextes actuel et risque de soulever les réticences des côtiers qui verraient d’un mauvais que deux Merina président seuls à la destinée de la Nation.
Reste le gouvernement de transition, qu’appelle de ses vœux le Maire d’Antananarivo…une transition qui permettrait d’opérer les réformes constitutionnelles promises depuis si longtemps, d’offrir à l’opposition le temps de se structurer et de dévoiler ses cartes, en d’autres termes de préparer l’alternance dans le calme ! Ce que Madagascar n’a jamais connu depuis l’indépendance…

 
 

Forum

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36 Messages de forum

  • A ceux qui parlent au nom de Madagascar

    6 février 2009 17:07, par Rakoto

    Permettez-moi de vous dire que cette ‘analyse’ d’un étudiant à IPRIS ne ferait pas très bonne publicité pour cette école.

    Je passerais sur les détails d’un style d’écriture emphatique et émotionnel qui ne se prête pas à une analyse politique (points de suspension, d’exclamation, etc.)

    Une analyse doit montrer un minimum d’objectivité. En lisant cette article, j’ai l’impression que l’opinion est déjà toute faite, et que suit simplement une longue liste de doléances, parfois sans fondements ni preuves à l’appui. (Vous devez savoir que des communiqués officiels ont circulé sur le fait que l’Etat malagasy n’a pas vendu de terres à DAEWOO, scandale causé par la presse internationale).

    Les étrangers, en particuliers les ressortissants de certains pays ayant été très impliqués dans l’histoire de l’Afrique, devraient faire plus attention à leur façon de s’exprimer, et résister à la tentation de donner l’impression de tout savoir et de parler au nom du peuple malgache. Nous n’oserions pas vous dire, nous, ce que M. Sarkozy et les Français devraient ou ne devraient pas faire.

    J’espère que vous pourrez apporter de nouvelles réflexions à vos études et vos analyses futures, afin la nouvelle génération d’académiques et de politiques des deux hémisphère puisse parvenir

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    • A ceux qui parlent au nom de Madagascar 6 février 2009 18:15, par Rakotoarisoa

      le style est peut être maladroit.. mais au point où nous ,les malgaches,en sommes qu’importe la forme.. ! les choses sont dites et dénoncées.. maintenant le monde ne va pas dire on ne savait pas que vous êtes "somalisés"

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    • A ceux qui parlent au nom de Madagascar 6 février 2009 19:15, par Mathieu P

      Rakoto,

      merci de ta réaction. Je ne prétends pas du tout détenir la vérité, je ne fais que donner mon propre avis sur la situation à Madagascar...libre à toi de ne pas partager mon analyse et de le dire, mais je ne vois pas par contre en quoi le fait que je sois français puisse poser problème. J’aime profondément Madagascar et je reconnais tout à fait que les erreurs que la France a pu faire en Afrique, et notamment à Madagascar en 2002. En l’occurence cet article est là pour informer, rien de plus, et je suis entièrement disposé à discuter avec toi si tu ne partages pas mon avis sur certains points.

      A bientôt

      Mathieu

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    6 février 2009 17:26, par YesRa8Can

    Merci pour cette analyse de la situation politoque qui prevaut a Mcar. Dans votre analyse, vous avez bien mis en valeur les bons resultats obtenus par Mcar durant ces 7 ans de presidence de Ravalomanana. Pourquoi cette crise. Je suis tout a fait d’accord sur le fait que le malgache de base ne profite pas de cette croissance, au contraire la pauvrete semble gagner du terrain. Certes, c’est une question a laquelle le gouvernement actuel aurait du regarder de pres et y apporter les solutions necessaires pour soulager la vie quotidienne des malgaches. En effet, l’effet de crise qui sevit partout dans le monde ne pourrait etre pris comme excuse pour ignorer le probleme comme de si rien n’etait.

    Par contre, j’aimerai attirer l’attention du public et faire remarquer que la situation de 2002 et de 2009 n’est pas la meme et le meme scenario ne peut etre reproduit pour justifier le mouvement que ce Rajoelina est en train de mener. En 2002, le peuple a manifeste suite a des irregularites lors de l’election presidentille ou l’ancien Pdt qui est maintenant exile politique en France a falsifie les resultats pour tenter de rester au pouvoir. A ce sujet, Ratsiraka devrait s’en tenir au droit de reserve et en principe il n’a pas le droit de s’exprimer publiquement sur le sol francais sur le volet politique concernant Mcar. Et pourtant, il a fait un interview qui a ete retransmis en integralite sur la chaine privee de Rajoelina, ce qui a entraine la fermeture d’antenne pour infraction au cahier des charges des chaines d’information a Mcar (voir l’arrete d’interdiction d’antenne delivre par le ministre des telecommunications). Et an plus cet interview est disponible sur dailymotion heberge en France. La encore, cela renforce le fait que cet interview est illegal parce que disponible sur le sol francais. Rajoelina n’est pas passe par une election au suffrage universel en tant que Pdt de la republique, voire meme pour les elections parlementaires et voila que devant moins de 5000 personnes, il se declare chef d’un gouvernement de transition. Quelle pitrerie !! Et de lancer un ultimatum au gouvernement en place, encore une gaucherie ridicule !! Dans un premier temps il a menace le Pdt de quitter le pouvoir avec sommation et quelques jours apres, il le supplie de partir. J’ai l’impression que l’on est face a un gamin de 10 ans qui se chamaille dans la cour d’une ecole primaire ! Pauvre TGV ! Il aurait du, dans un premier temps, se faire connaitre sur tout le territoire malgache et gagner ainsi la confiance de la population avant d’entrer dans la cour des grands.

    Et la, je conclus que Rajoelina n’est que le paillason utilise a son insu par cette bande d’anciens dirigeants qui veulent revenir au pouvoir et profiter, s’ils le peuvent, de cet essor que Mcar est train de vivre (Pellerin l’a bien souligne 7% de croissance). Ces gens n’auront aucun pitie de lui si par malheur (ce que plus d’un ne souhaiterait pas) il auraient l’occasion de revenir au pouvoir.

    TGV (Trop Grand Vorace)gare a toi

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    • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 8 février 2009 06:20, par reraka

      Pourquoi voiloir tout ramener à Didier RATSIRAKA ? Si vous même vous êtes persuadé que ra8 est assailli par les ratsirakiste c’est parceque vous venez du milieu aisé, vous avez de quoi manger chaque jour, vous ne connaissez pas la souffrance des malgache. On est pas dans un pays en guerre mais pourtant on est aussi pauvre que les somaliens, même les hauts cadres dans les sociétés privé ont du mal à économiser, à mon avis, ra8 n’a rien apporté pour résoudre le problème de la pauvreté des malgaches.

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      • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 14 février 2009 14:38, par pax

        Certes Ra8 n’a rien apporté aux peuples mais on est obligé d’évoquer Ratsiraka,lui qui,pendant +de 25 ans au pouvoir,qu’est ce qu’il a apporté ?.Je ne suis Ni pro Ra8,Ni Pro TGV,je ne suis qu’1 simple citoyen qui subit la folie de tous ces politiciens assoifés de pouvoir pour dérober la richesse de Madagascar.On disait tt le temps qu’on n’est pas comme les Africains,bien sûr,on est pire pour les coups d’état.Je suis contre tous ceux qui veulent le pouvoir d’utiliser une partie du peuple à se sacrifier de leur vie pour aboutir à leur fin.On a 1 peuple trés fragile qui accepte à tout ce qu’on leur demande.

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    • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 8 février 2009 10:59, par Nandrianina

      Je ne sais pas si vous êtiez déjà à Madagascar ou si vous etes parmi ceux qui ont pu ou su tirer profit de ce régime, pour 1-constater (vous semblez lz croire) ces 7% de croissance. Evidemment sion se refere au nombre de 4x4 à Tana surtout,et à l’enrichissement rapide et durable du... président et à moindre mesure de son entourage direct (et encore pas tous mais triés à la volet), on est tenté de le croire.C’est un chiffre officiel que l’on obtient à partir des données officiels.Mais le réalité est toute autre, mon ami !Le smig ?N’en parlons pas !la situation sociale hors des grandes villes ?Savez-vous que même les clochards et las sans-abris de la France sont beaucoup mieux lottis et mangent mieux que le commun de ces gens vivant dans les brousses et les campagnes ?Venez (re-)constater et non faire des commentaires à des milliers de kilomètres de ce pauvre et malheureux pays qui cherche desesperement une voie de sortie depuis plusieurs dizaines d’année (pourquoi n’y participez-vous pas au lieu de "fuir" cette pauvreté). La seule question qui se pose ,est-ce que Andry Rajoelina sera enfin différent de ses predecesseurs ?That is the question. 2-5000 personnes avez-vous dit ? La place du Trocadero serait negligeable par rapport au nombre de personnes présentes. Veuillez svp visiter le site www.sobika.com Merci et soyez tere à terre.

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      • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 12 août 15:39, par tsiory

        je suis d’accord que Ravalomanana n’ a pu apporter grande chose à la population malgache, mais il faut noter que la population a beaucoup souffert,1000 fois plus auparravant. les malgache veulent se liberer des emprises etrangères notamment francaises et aussi de ces dirrigeants marionnettes francaises et cependant, ils sont encore trompés par Rajoelina qui n’est qu’une autre marionnette.

        Répondre à ce message

      • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 12 août 15:39, par tsiory

        je suis d’accord que Ravalomanana n’ a pu apporter grande chose à la population malgache, mais il faut noter que la population a beaucoup souffert,1000 fois plus auparravant. les malgache veulent se liberer des emprises etrangères notamment francaises et aussi de ces dirrigeants marionnettes francaises et cependant, ils sont encore trompés par Rajoelina qui n’est qu’une autre marionnette.

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    7 février 2009 11:47, par joel

    Bonjour, je partage dans les grandes lignes cette analyse sur la situation à Madagascar, je tiens à apporter un complément ayant une petite connaissance du pays j’y réside depuis 15 ans. L’actuel maire d’Antananarivo n’est pas la solution pour Madagascar, il n’est qu’une pâle copie du président actuelle en moins ingénieux et plu cupide, il ne se rend pas compte que par ces agissements il est en train de faire dériver cette crise entre d’influence vers une crise ethnique qui risque de faire se lever les côtiers vers les merinas. A mon humble avis il est plus que temps que ce pays ce décentralise et que le peuple ne soit plus laissè de côté.

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    8 février 2009 07:03, par malagasytia

    J’y étais, juste en tant qu’observateur, je ne faisais pas partie des manifestants, je fais partie de ceux qui ne sont pas pour aucun des deux camps (le profiteur de TIKO et les extremistes de TGV). Les premières rafales qui a tué une cinquantaine et blessé une centaine de manifestants n’ont pas duré plus de 25 secondes (chrono en main), il y a eu une volonté flagrante de faire le plus grand nombre de victimes. Qui est, qui sont les responsables ? Ceux qui ont tiré ? Ceux qui ont ordonné de tirer ? Ceux qui ont amené les manifestants se faire tuer ?

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    • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 10 février 2009 12:06, par maminirina

      comme dans deux proverbe malagasy, "ny vy tsy mikitrana irery" c’est à dire le fer n’emet pas de son tout seul,il faut au moins deux, et aussi ’ny hitsikitsika tsy mandihy foana fa ao raha" l’oiseau ne danse pas comme ça sans motif. je ne suis pas partisans ni du presiden Ravalomanana ni du maire Rajoelina ,seulement je vais dire ce que ,je pense,le president en cours fait des modifications sur les lois pour rester le plus longtemp possible sur le pouvoir ,en plus beaucoup de malgache ont assez de ses dictatures, mais nous ne pouvons rien faire parce que tout les opposants atterissent tous au maison dde force a tsiafahy,ou ceux qui veulent levé le petit doight sont menacé par un mandat d’arret . un mandat d’arret à madagascar veut dire que que tu sera en mandat depot jusqua ton procés.cela peut aller jusqu’a 3mois .aujourd’hui il y monsieur Rajoelina qui est un peu malin mais pas assez pour sauver notre pays ,le gouvernement n’ose pas l’arreter par ce qu’il s’attaque a l’internationale,le president veut faire de la publicité de madagascar sur ce sommet africain ,donc les yeux internationales et sur madagascar,il y aura beaucoup de journaliste a madagascar ,dons s’il touche a l’un de ses opposants il sera certainement penaliser . et si je tourne vers MR rajoelina ,bravo mais il lui faut encore beaucoup de temp ,maturité pour devenir un president ,.donc il n’est qu’un pion ,sa capacité n’est pas encore assez.donc nous ne savons pas jusqu’ou il veut aller.qui est derrière lui,il faut avoir aou moins 40ans pour etre president de la re publique.il est comme l’ancien maire de fianaratsoa pety rakotoniaina qui se trouve en ce moment a tsiafahy,il n’arrive qu à faire le mouvementpopulaire.Il est un homme de publicité c’est evident qu’il arrive a faire sa publicité à antananarivo et à l’internationale.nous, les petits malgaches,nous somme maintenant dans l’impasse totale,on se pose la question,qui va t-on suivre.on reste sur le present regime et on ferme nos gueules a jamais,et dans 3ans les classe moyenne vont devenir de 4mi ou bien travailler dans des zone franche ,et les plus riche detiennent des actions majoritaires dans des societé internationale comme mercedes .ou bien suivre l’autre gamin de 35ans qui pleurniche comme un bébé de 5ans ,un marionnette des dinosores , a vous de nous dire ou est ce qu’on peut aller

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    8 février 2009 10:37, par JR

    Bravo pour cette analyse, hélas, c’esttrès juste. Il reste le plus dur à faire à Madagascar : il nous faut un keader instruit...

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    10 février 2009 19:22, par malagasy sendra nitsidika

    Nous partageons dans ses lignes générales votre analyse ci-dessus. Vous connaissez bien les méandres des réalités du pays et vous devez y avoir vécu longuement voire avoir des attaches affectifs profonds.

    La vraie cause résultat d’une politique ultra libérale basée sur une organisation oligarchique est la paupérisation du peuple malagasy dans son grand ensemble…Il est indéniable qu’il y ait des richesses qui se soient crées à Madagascar au cours de ces 6 années mais celles-ci sont de plus en plus détenues et confisquées par un petit groupe d’intérêts qui font main basse sur tous les moyens et les opportunités qu’ils se partagent entre eux…

    En outre, la voracité agressive outrancière destructrice du groupe d’intérêts Tiko exaspère plus d’un entrepreneur et bon nombre de citoyens capables d’analyses stratégiques économiques… Les techniques persuasives employées envers tout récalcitrant économique sont dignes des plus rudes experts des anciens pays communistes et totalitaires…Un grand nombre d’entreprises florissantes ont disparu à grande vitesse et dans l’indifférence totale pour cause de résistance quelconque. Ici, pour une prise de participation abusive, là pour un refus d’exécution de travaux au bénéfice du groupe d’intérêts Tiko, encore là pour non payement des services livrés au groupe d’intérêts Tiko…Toutes ces gesticulations en arrière plan ont conduit à une monopolisation des facteurs d’influences sur l’évolution des prix des produits de premières nécessités d’une part et à celle de l’évolution du pouvoir d’achat d’autre part…

    La paupérisation s’est vite traduite par une malnutrition caractérisée généralisée d’un grand nombre de malagasy…Nous étions au tout premier rassemblement au jardin d’Ambohijatovo. Ce fut pour nous des réalités cauchemardesques : des milliers de citoyens squelettiques, cheveux décolorés et genoux enflés caractérisant une malnutrition profonde à conséquences irréversibles…Au milieu de cette masse, nous avons pris conscience que l’inacceptable a été franchi par ce pouvoir et qu’on le veuille ou non ce mouvement ira loin, plus loin et qu’une grande partie de cette masse humaine n’a plus rien à perdre…Ce mouvement ira loin, beaucoup plus loin que tous les mouvements précédents…avec ou sans le soutien de tous les biens nés et les biens pensants de Tananarive…des lumières d’espoir se lisaient dans les yeux et animaient tous ces individus…

    Bon nombre d’entre nous biens pensants, bien nés ce sont levés réclamant le respect de ce qu’ils osent dire la démocratie et les règles faussées de cette démocratie de pacotille et d’affameurs de peuple…

    Nous leur rétorquons simplement peut-on parler de démocratie lorsque un seul individu impose ses vues, sa volonté et ses intérêts au dépens de tout un peuple ?

    Doit-on et au nom de quoi préserver des règles dites démocratiques tout en sachant que toutes les institutions de cette dite démocratie sont entre les mains de ces individus qui ont conduits tout un peuple à la désespérance actuelle ?

    Peut-on encore oser parler de démocratie souveraine lorsque ce pouvoir a osé réprimer durement et sans concession ses propres citoyens sans à aucun moment adopté des attitudes démocratiques souveraines devant aboutir en amont, bien en amont longtemps en amont à des dialogues constructifs réels ?

    L’unique issue à nos situations actuelles est la destitution de ce pouvoir actuel qui devrait être remis entre les mains de notre Justice pour répondre des abus, des méfaits commis tout au long de ces 6 années d’opacité…

    De telle issue nous est indispensable pour que la situation soit clôturée dans le subconscient collectif.

    De telle issue constitue un électrochoc pour ceux qui aspirent à nos hautes responsabilités. Ils sauront qu’ils doivent à chaque moment rendre compte au peuple, et surtout avoir présent à l’esprit que le pouvoir souverain appartient au peuple et au seul peuple…N’est-ce pas cela la définition initiale de la démocratie ?

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    11 février 2009 09:23, par Andry Hialy

    Bonjour Mathieu,

    Tu as brossé dans les grandes lignes les raisons qui ont conduit à cette crise : les raisons politiques, économiques et sociales. Donc, celles les plus évidentes et les plus faciles - relativement s’entend - à décortiquer aussi. Cela n’appauvrit en rien ta démarche et encore moins ton travail.

    Mais il faudrait, je pense, pousser ton analyse (tu es bien étudiant et c’est ton "job") sur le terrain culturel, anthropologique et celui de la psychologie sociale urbaine ; dont la méconnaissance, sinon le mépris - qu’ont exprimé à n’en pas douter les conseillers de Ravalomanana sur ces sujets - lui ont valu cet écueil.

    Dès l’attaque de ton sujet, tu parles de bonnes performances économiques "honorables" pour reprendre tes propos. Mais il se trouve que, comme au temps de Ratsiraka en 2001, les chiffres de la croissance ne se traduisent pas dans la réalité par des impacts significatifs au niveau des populations. Si le monde rural, dans son ensemble ne s’offusque pas trop de ces écarts - étant isolé des principales sources d’information et des voies de communication - il en est autrement dans les centres urbains.

    Il existe à Antananarivo, du moins, une frange de population aisée et moyenne et qui jouisse directement des fruits de la croissance, bien réelle (besoins physiologiques assurés, logement, soins de santé, biens d’équipement, loisirs...) A ce segment, il s’adresse une foule d’information commerciale tendant à faire croire que la pauvreté, le temps des pénuries est bien derrière. Ce n’est qu’une illusion, car l’autre frange d’une dimension nettement plus grande vit dans une pauvreté bien réelle, celle-là aussi. Il existe une très grande frustration par rapport à ce "libéralisme" dont la majorité urbaine (un chercheur a parlé de "prolétariat urbain") se retrouve spectateur et très souvent victime. C’est ce qui a fait chuté Ratsiraka et c’est ce qui ébranle Ravalomanana actuellement. Cette grande majorité est composée de ce qu’on a appelé, autrefois, la classe des Mainty (Noirs, serviteurs royaux) et andevo (esclaves) que Galliéni a pris soin de ne pas totalement "libérer" (il ne leur a pas accordé de droits de possession de terres). Mais pas seulement. Les flux migratoires de ces dernières années, dû à l’exode rural, ont eu pour effet de gonfler cet effectif de laisser-pour-compter des efforts de croissance initiés par les gouvernements successifs. A l’heure de la publicité sans interruption à la radio et à la télé, cette majorité-là, bien qu’exposée aux messages, n’est qu’un "non-consommateur" selon le terme marketing consacré. On parle de réductions dans les grandes surfaces ; de lots à gagner pour la consommation de ceci et de cela et qui coûterait le budget familial hebdomadaire, voire plus ; de braderies ; de produits et de services dont elle ne sait ni les tenants, ni les aboutissants et auxquels elle ne pourra jamais accéder.

    Les 4 x 4 neufs et les derniers modèles de voiture comme on en voit dans les magazines spécialisés déambulent en toute indifférence dans les rues d’Antananarivo, au milieu des mendiants, des charrettes tirées à la sueur du front. Les affiches grand-format sur panneaux d’une marque d’eau minérale rivalise avec la queue à une fontaine d’eau (devenue payante pour certaines) située à moins de 100 mètre de là. Il y a tout un paradoxe de deux mondes qui s’ignorent complètement.

    La veille du 26 janvier 2009, une personne m’a violemment répondu (mais en toute sincérité je pense) : "Trouve-moi des pauvres ici ! Il n’en existe pas. Les gens ne font pas la queue pour aller s’acheter du riz, de l’huile... comme du temps de Ratsiraka..." C’est dire de toute la distance qui sépare cette petite frange de la majorité de pauvres de la Capitale !

    Je pense - et cela n’engage que moi - qu’Andry Rajoelina est juste venu au bon moment, et non pas qu’il ait su particulièrement et personnellement cristalliser cette frustration qui ne pouvait être contenue encore plus longtemps.

    Le dialectique du pouvoir peut aussi être qualifié comme une cause ayant conduit à cette crise. En "noyant le poisson" dans la bassine de la réalisation de kilomètres de routes bitumées, de la confiance qu’aurait les partenaires internationaux à l’égard du régime, des programmes sociaux (qui s’étiolent rapidement en milieu urbain, faute d’études préalables sérieuses, de financement et de volonté politique...), et plus globalement dans des chiffres aussi incompréhensibles qu’abscons, le régime n’a fait que couver sans jamais éteindre les foyers de tension.

    Alors, quand Ravalomanana s’adresse à Andry Rajoelina en lui disant de : "... soupeser d’abord ses forces !", bon nombre de gens que j’ai rencontrés et qui ont participé au pillage de ses magasins le 26 janvier 2009 ont semblé lui avoir répondu. Un d’eux m’a expliqué : "Alors ? Là maintenant, est-ce que tu (Ravalomanana, NDR) sens bien ma force ?" Cela se passe de commentaire !

    Ce n’est qu’une piste comme tant d’autres sur cette voie-là. En tout cas, bravo pour ton analyse que je trouve, juste, et bonne continuation.

    Andry Hialy

    Voir en ligne : Réponse à Mathieu Pellerin, étudiant à l’IPRIS

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    • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 12 février 2009 09:38, par raivo

      On dirait que vous ne vivez pas à Madagscar !!! Il est à noter que ce ne sont pas vraiment les pauvres tellement souligner par Andry Rajoelina qui sont avec lui mais des personnes payées pour plus de avantges. Prenons l exemple des actes de vandalisme chez courts ou Cora. C est vrai que il y avait des pauvres mais il y avait des riches avec des 4-4 comme tu dit qui ont braquer là bas. Je reconnait que Madagascar connait une crise comme tous les pays en phase de développement.Dont elle fait partie. Les 4*4 comme tu dit sont des voitures de fonctions des projets et pas vraiment dans la majorité à des particuliers. Vous avez dit que cette peersonne a bien fait. Le résultat est non. Il paie des mercenaires pour semer la peur auprès de la population et des opérateurs économique. Qui n esr pas bien pour nous. La population réelle qui vivent et habitent Antananarivo esperaient autres choses en le votant, mais beaucoup le regrettent. Parce qu il est intervenue pour rompre la dictature comme il dit. Eh bien C est lui qui le fait aujourd hui.Il force les personnes à ne pas travailler sinon ils vont les sacager. Au niveau du pouvoir en place il faut reconnaitre qu il est necessaire aussi de changer. Mais Je croit que la manière que Andry Rajoelina a proceder pour se faire entendre n est pas la bonne solution. Il nest pas forcement necessaire de faire des actes de vandalisme et des chantages ou de la violence et se permettre d etre au dessus de la loi et toujours jouer les innocents. Sans jamais assumer sa responsabilité

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    • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 13 février 2009 17:19, par Mathieu Pellerin

      Bonjour Andry,

      je suis entièrement d’accord avec toute ton analyse. La fracture sociale s’étant élargie, l’exaspération population ne pouvait être que croissante et exploser à un moment donné. Cependant, je pense qu’il est encore trop tôt pour faire une sociologie des partisans de TGV et je ne suis pas sûr qu’il n’y ait que des 4-mis, et que les Mainty et Andevo soient les seuls à se révolter. EN l’occurence, de nombreux Hova semblent avoir également exprimé leur mécontentement. Je pense enfin qu’une lecture religieuse des évènements serait particulièrement intéressante, afin de savoir si les catholiques (non l’ECAR mais les malgaches de confession catholique) soutenaient majoritairement Rajoelina ou non. Ca ne peut être pour le moment que des conjectures...

      Enfin, je te rejoins aussi lorsque tu expliques que Rajoelina est arrivé au bon moment. Il est indéniable qu’il a pratique une surenchère permanente depuis le début (l’une des nombreuses illustrations de cela est peut-être le fait d’exposer les dépouilles des victimes sur la Place du 13 mai...). Il a voulu capitaliser sur le malaise social ambiant depuis maintenant deux, trois ans...

      Les causes sont nombreuses, mais c’est ce n’est pas qu’une crise de révolte d’une population démunie qui s’est sentie flouée. De nombreuses couches de la population, y compris des gens socialement aisés, se sont mobilisées. C’est ce que j’ai tenté de démontrer rapidement dans mon article.

      Enfin, il serait très intéressant je pense, pour rester dans ta démarche, d’analyser la position des populations des zones franches. Eut égard aux nombreux licenciements de ces dernières années dans celles-ci, en particulier du fait du la présence chinoise, il y a fort à parier qu’elles faisaient partie des soutiens de TGV.

      Merci en tout cas pour ta réponse intéressante et constructive.

      Mathieu

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    16 février 2009 13:06, par Nomenjanahary Safidy

    A Mathieu Pellerin

    Je suis étonné qu’un étudiant étrangers s’intéresse beaucoup à notre Pays, de plus, votre analyse me semble réel pour quelqu’un qui suis de près les actualités à Madagascar. Pourtant le seul vrais problème à Mada réside dans la constitution. Moi personnellement, je ne connait pas les détails, mais le faite que chaque fois il y a un nouveau Président ou Dirigent à la tête de notre Pays, celui-ci se permet lui même de changer la constitution ; d’une manière à autre ; à chaque fois qu’il veule et suivant son profit personnel. Pour moi, il faut chercher un moyen pour que la constitution reste indéfiniment le même, si c’est possible. En faite, Marc Ra8, le Président actuel a changé la constitution pour qu’il peut rester très longtemps au pouvoir. Le moyen était simple, organisé un référendum, probablement truqué. Et il prévoit déjà à une renouveau de la constitution, ce sera la deuxième durant cette dernière mandat. Pour éliminer les crises, lors des changements de dirigent dans le future, il faut tout simplement que chaque Président respecte les 2 ou 3 mandats qu’ils sont alloués, comme ça tout le monde pourrait faire plein leur poche ou apporté leur style pour sortir Mada de la pauvreté. Moi je ne suis pas un spécialiste dans les droits ou quelques choses similaire, mais je raisonne en tant que simple citoyens. Je ne sais pas, non plus, ce que manigance les grands pays derrière tout cela, mais je suis sûr que ça dépend uniquement de la bonne volonté des politiciens Malagasy d’assurer la souveraineté constitutionnelle.

    Merci, Safidy

    Voir en ligne : Les vrais raisons de la crise à Madagascar

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    23 février 2009 12:41, par chacha

    je suis étonnée que le monde entier n’ait pas encore saisi le problème malgache : le problème racial ; le problème entre merina et côtier ; il y a encore beaucoup à faire ; le problème est profond, très profond ; beaucoup plus grave encore qu’on puisse l’imaginer ; les merina ont toujours tendance à raisonner par eux-même et ils ont toujours ignoré les côtiers quand il faut parler de madagascar ; je pense que l’histoire de madagascar doit être écrite ; la vraie ; tana est une ville surpeuplée ; elle explose ; les émeutes sont périodiques ; c’est normal ; par moments, ils n’en peuvent plus ; c’est trop dur pour eux ; il nous faut un président qui reconnaît tous les malgaches, qui les prend tous sans partialité ; et tout se règlera petit à petit ; il y a de la haine, trop de haine entre merina et côtiers ; ravalomanana minimise beaucoup ce problème, mais il va mal finir ; parce qu’ils finiront par l’avoir ; il est trop penché du côté des merina ; et ça va lui coûter très cher ; en tout cas, celui qui aime madagascar devrait oeuvrer pour que cette haine disparaisse, que tous les malgaches puissent vivre en harmonie ; il y a des efforts, beaucoup d’efforts pour y arriver ; je conseille à tout le monde de faire des recherches ; je connais l’histoire de madagascar ; je m’y intéresse ; en tout cas, une chose dont je suis sûre c’est que tous les malgaches du nord au sud en passant par tana ont des liens de parenté ; sinon, nous ne parlerions pas la même langue ; notre langue commune est le témoin de notre lien de parenté à tous les malgaches ; nous devons tous commencer à faire un effort pour nous aimer, pour nos enfants, nos arrière-petits-enfants ; ravalomanana à tort de penser qu’il s’en sortira facilement ; le problème d’andry rajoelina, il le règlera, mais il n’est pas assez humain, pas assez intelligent, trop imbu de lui même pour être à la hauteur de régler le problème entre l’ethnie merina et les côtiers ; et ça il le paiera très cher ; tôt ou tard, ils l’auront ;

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    • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 28 février 2009 16:48, par andyrasoa

      LE PROBLEME AMADAGASCAR ET UN JUSTE LA JALOUSIE ET LA PEUR DE CERTAIN PAYS ET PERSONNE EN . EN 7 ANS SEULEMENT MADAGASCAR EST ENTRAIN D EVOLUER HUMBLEMENT .TOUT LE MONDE PEUR QUE RAVALOMANANA RESTERA A JAMAIS PRESIDENT . MAIS JE VOUS DIT BIEN QUE BIEN OUI IL RESTERA CAR JAMAIS DEPUIS LINDEPENDENCE DE MADAGASCAR PERSONNE N A JAMAIS FAIT MIEUX QUE LUI CA C EST QU IL FAUT BIEN ETRE AVEUGLE POUR NE PAS LES VOIR ANDRY RAJOELINA N EST QU UN PARASITE.UN ANTIDEMOCRATE ET UN SALAUD QUI VEUT REVENDRE A RATSIRAKA LA TERRE MALGAHE .MAIS IL N ARRIVERA JAMAIS A LE FAIRE IL FAUT PASSER POUR NOS CORPS DE 17 MILLIONS POUR Y ARRIVER LA

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    1er mars 2009 09:44, par Ratah

    Monsieur, Je suis un jeune... Malgache et intellect. Croyez moi, il dit vrai. les francais sont des gens néfastes au développement des pays d’Afrique. J’ose ésperer un jour que les Malgaches auront compris que malgré la richesse croissante de monsieur RAVALOMANANA, le développement de son pays est réellement à son menu politique.

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    • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 1er mars 2009 11:06, par MILY KELY

      TOURNONS LA PAGE CAR L’ERE R8 EST TERMINEE, ET TOUS LES MALGACHES EN SONT RESPONSABLES, R8 EN PREMIER DE SA PERTE. TOURNONS LA PAGE POUR TROUVER LES VOIES ET MOYENS POLITIQUES POUR QUE PAREILLE SITUATION NE SE RENOUVELLERA PLUS JAMAIS A MADA. PREMIER OBJECTIF DE LA DEMARCHE :1° ALTERNANCE VERITABLEMENT DEMOCRATIQUE, AVEC UNE NOUVELLE CONSTITUTION, NOUVEAU CODE ELECTORAL, BULLETIN UNIQUE ? CONSEIL ELECTORAL INDEPENDANT ETC......DEUXIEME OBJECTIF : 2° RECONCILIATION DES MALGACHES APRES TOUTES CES CRISES POLITIQUES DONT CELLE QU’ON VIT ACTUELLEMENT, SINON ON PASSERA NOTRE TEMPS A GERER LES VENGENCES ET HAINES ETC......3° OBJECTIF : SI LES DEUX PREMIERS POINTS SONT RESOLUS , LES PROCHAINS DIRIGEANTS ELUS DEMOCRATIQUEMENT DOIVENT S’ENGAGER SOLENNELLEMENT DE DEMISSIONNER SI JAMAIS ILS SERAIENT TENTES DE TOUCHER A LA NOUVELLE CONSTITUTION, NOUVEAU CODE ELECTORAL,ET TOUT FAIRE POUR PRESERVER LE FIHAVANANA RETROUVE ENTRE MALGACHES. C’EST TRES SIMPLE COMME DEMARCHE, MAIS IL FAUT FAIRE PREUVE DE PATRIOTISME ET FAIRE TAIRE LES EGO DES UNS ET DES AUTRES ; MERCI

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      • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 1er mars 2009 11:16, par MILY KELY

        SUITE DE TOURNONS LA PAGE, IL EST CLAIR QU’IL FAUT UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION COMME DEMANDE PAR L’ONU POUR COMMENCER LE TRAVAIL. LES DEUX PROTAGONISTES PEUVENT TROUVER UN PM DE CONSENSUS ET S’ENTENDRE POUR UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION QUI SERA CHARGE DE TOUT BOUCLER EN 12 MOIS.Y COMPRIS LES TEXTES REGISSANT LES PARTIS POLITIQUES (FINANCEMENT, ETHIQUE POLITIQUE, MEDIAS PUBLICS ETC,,,,,,,)

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        • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 7 mars 2009 19:34, par julien

          Quelle situation. J’aime bien votre île. L’exercice de la politique est une forme de spiritualité particulièrement dangereuse quand elle n’est pas maitrisée. La politique trace mes sillons de graines, mon ambition se charge de les faire germer. Voyez les conséquences. Une oppression m’envahit...

          Que la paix soit avec vous.

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      • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 10 mars 2009 14:17, par Rastefano

        Vous avez beau évoquer une panoplie de reformes à faire. Comme si ces reformes vous assurerez une alternance véritable, comme si ces textes vous assurerez une élection limpide... Ce ne s ont pas l es textes mais plutôt les hommes. Votre code électoral peut être bon, le petit chef de district, flanqué de sa multitude de Pdt Fokontany n’hésiteront nullement de falsifier les résultats de votre histoire de ne pas mécontenter le chef de région ou je sais pas qui. Le truquage électoral est un héritage colonial oh combien apprécié par les indigènes. Ce ne sont pas les textes cher monsieur mais bien les hommes, ces hommes éduqués par la Révolution Socialiste et Ethniciste dans l’esprit du "kitapo latsaka", la corruption, la concussion, le mépris des valeurs morales au détriment de l’argent -roi, l’avilissement (le fameux fisolelahana). L’écroulement de ces valeurs, accompagnées de surcroît par une absence de culture politique ne garantissent en rien cette belle litanie à la Prévert de réformes.

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    10 mars 2009 14:09, par Rastefano

    C’est un article d’analyse comme un autre. Je n’en discute pas. Cependant, j’ai quelques remarques : aujourd’hui, peut-on dire réellement que le Président fait l’objet d’un rejet massif ? Avec un minimum d’objectivité, convenons tous que non. Les errements de Marc Ravalomanana, que nous condamnons tous, ne justifient aucunement sa destitution. Si oui, alors nous n’aurons jamais un président qui terminera son mandat... Enfin, je soulève la question relative à la France. Dans un site qui se veut "stratégique", je m’étonne que les manipulations en sous-mains de la France ne soient évoquées. Ces évènements d’aujourd’hui sont trop bien organisées (y compris d’ailleurs les pillages et les incendies de demeures, trop bien ciblées, trop bien cadencées, beaucoup trop de "trop") et les complicités sont trop larges aussi à l’echelle de la société malagasy. La mutinerie d’une partie de l’armée est trop parfaite pour être honnête, ses arguments moraux sont si parfaits. Tout le monde, et en particulier ceux qui ont une petite lecture des affaires militaires, tout le monde sait que c’est une manipulation. Les comportements partisans des mutins l’attestent, les violences qui s’annoncent déjà. Ce pays va vers la guerre civile et nous savons que la France n’a jamais hésiter à créer des guerres civiles pour mater ses anciennes colonies ou pour se tailler une croupière dans les autres zones d’influence. Les idioties de Marc Ravalomanana, sa vanité déplacée de paysans, n’ont fait que faciliter la tâche des manipulateurs qui attendaient, tapis comme le loups dans le sous-bois. La France manoeuvre pour le retour de ses "enfants" (zanak’i Lafrantsa, les satrapes qui ont ruiné moralement, intellectuellement, économiquement ce pays).

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    • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 5 avril 2009 01:04, par sahondra

      NON !!!!! AVEC ANDRY RAJOELY TGV ,ET OUI POUR MP RAVALOMANANA n NOUS MALGACHE PAS D’ACCORD AVEC UN COUP DE D’ÉTAT, SA CE INSULTE POUR NOUS MALGACHE POUR PREND POUVOIRS DANS LA RUE ,ÊTRE RENVERSE NOS PRÉSIDENT MP RAVALOMANANA NOUS N’ACCEPTE TE PAS UN GOUVERNEMENT DE VOYOUS ?JE SUIS DÉSOLE DIT SA PARCE QUE ANDRY TGV EST LES ARMÉE, NOUS CONSIDÉRER CES L’UN DE TERRORISTE, IMAGINE COMBIEN PERSONNE QUE LE MALGACHE EST MORT DEPUIS LE 7 FÉVRIER NOUS DIT CE PAS MP RAVALOMANANA TUE LES PEUPLE NI GARDE DE PRÉSIDENTIELLE CE LE MERCENAIRE QUE IANDRY A PAYER ...... EST LES CAPSAT QUI VOLE ARME LES 6 FEVRIER POUR DONNE ANDRY POUR LIVRE LES MERCENAIRE POUR TUE LES PEUPLE LE 7 FÉVRIER ......ARRÊTE POUR JUGE MP RAVALOMANANA NE PAS DÉMISSIONNAIS ME CE MENACE DE L’ARME POUR OBLIGE DÉMISSIONNAIS ...... IL PAS LE SOIT PARCE QUE IANDRY QUI PAYER L4ARGENT LES ARME POUR TRAHIT SON PAYS EST CONTRE SON PEUPLE EST LE MP RAVALOMANANA ET SA FAMILLE , POUR QUOI ET VOUS PAS A SA PLACE AVANT JUGE MP RAVALOMANANA CE LE PRÉSIDENT J4AIMAIS NOUS EU DEPUIS NOS INDE PENDENT .........RATSIRAKA DEPUIS +25 ANS J’AIMAIS FAIT RIEN MAIS MP RAVALOMANANA AU MOINS 7 ANS IL Y A FAIT BEAUCOUP DE CHOSE POUR NOUS LES PEUPLE MALGACHE ......... SI VOUS TIRE NOTRE MP RAVALOMANANA CE VOUS QUI TUE LES PEUPLE POUR QUOI PAS ÉCOUTE A LUI AVANT FAIRE CETTE DIFFAMATION !!!!! FAIT POUR MP RAVALOMANANA NOUS N’ACCEPTE TE PAS CETTE SITUATION NOUS CONTINUER MANIFESTE POUR NOS ÉGALITÉ EST JUSQU’À IANDRY QUITTE LE HAT PARCE QUE CE PAS NOUS QUI VOTE CETTE HOMME VOYOU, MANQUE CONTRÔLE DE PAYS , REGARDE QUI ARRIVE A NOUS MAINTENANT CHAQUE JOUR COMBIEN PEUPLE MORT ET BLESSE ....... POUR QUOI ANDRY IL Y A DE DROIT POUR DÉCENT DANS LA RUE POUR FAIT COUP D’ÉTAT MAIS NOUS NA PAS LE DROIT DEMANDE DANS LA RUE INDÉPENDANT POUR DEMANDE LÉGALITÉ IL NE VEUX PAS ÉCOUTE LES PEUPLE MAIS POUR ENVOYER ARMES TUE LES PEUPLE AVEC BALLE RÉELLE OUI ?, CE LUI QUI FAIT LE PILLAGE ET CASSE MAGASIN VIOLE ET VIOLACE , EST BRULE LE VILLE MADAGASCAR ET DÉTRUIT MAINTENANT , IL Y A PAS DE VIE.......QUELLE JEUNE DE 34 ANS POUR ÊTRE FAIT PRÉSIDENT MÉMÉ DIPLÔME B.A.C IL NI A PAS IL FAIT QUOI A MADA POUR VOLE , ET DÉTOURNE LA RICHESSE DE MALGACHE POUR REMPLIT SA POCHE DE LUI EST CHEZ AMIS , REGARDE DÉJÀ LEUR ACTE IL FAIT DÉJÀ DANS 2 SEMAINE , IANDRY EST T’EN DICTATEUR ....... NON !!!! POUR IANDRY NOUS PRÊT MOURIR POUR PROTÉGÉ NOS PAYS DANS LA MAIN DE VOYOU !!!!!!! NOUS NE VEUX PAS L’HOMME VOLE PLACE LES AUTRE , NOUS VEUX LE RETOUR DE MP RAVALOMANANA AVEC ARME DE PAIX POUR CONTRE LES ARMES MADAGASCAR QUI PREND DROGUE POUR TUER LES PEUPLE EST FAIT ASSASSIN CHAQUE JOUR LES PEUPLE ET MASSACRE A NOUS , IL ONT EU FAIT ANTI-DÉMOCRATIE A MADA !!!!!! RENDRE A NOUS NOS MP RAVALOMANANA !!!!!!! NOS PAS BESOIN ANDRY NOUS PRÊT A MOURIR PROTÉGÉ NOS PAYS !!!!!!! SI VOUS PROTÉGÉ ANDRY CE VOUS AUSSI NOTRE ENNEMIS NOS PEUPLE COMPLICE AVEC VOYOU CE SA ..... CE DE TERRORISTE ANDRY AVEC TGV , ET HAT ...... NOUS NE VEUX PAS DE ANDRY RETOURNE NOS PRÉSIDENT MP RAVALOMANANA OUi !!!!!!!!I POUR MP RAVALOMANANA NOUS AIME NOS PRÉSIDENT CE PAS NE PORTE TE QUI CE NOTRE PÈRE .

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      • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 14 avril 2009 15:03, par Beditra

        Trouvé sur Top Mda

        Réflexions sur les causes intellectuelles de notre stagnation

        Depuis l’Indépendance, Madagascar a été le théâtre de crises périodiques. (1972, 1975,1992, 2002, 2009…) Ces crises se traduisent par une succession d’Etat dans la violence.

        Il n’y a pas succession pacifique d’Etat et, par voie de conséquence, pas de continuité de l’Etat. A preuve : tout nouveau gouvernant se hâte d’élaborer sa Constitution et de démolir, sans inventaire de ce qu’a fait le prédécesseur. Nous faisons donc sans cesse un pas en avant et deux en arrière.

        Tous les systèmes ont été expérimentés dans ce pays et l’on peut dire que les Malgaches n’ont jamais cessé de réinventer le fil à couper le beurre et qu’à Madagascar nul ne peut compter sur une permanence des lois.

        Un opérateur qui a eu, par exemple, les faveurs du régime précédent est sûr d’être littéralement “assassiné” par le nouveau régime. D’où la réticence plus que compréhensible des hommes d’affaires à investir sérieusement dans le pays. « Une impossible société de confiance » (1)

        Pourquoi ces aberrations récurrentes, facteurs de blocages et de stagnation ? Quelle est notre conception de LA ou DU politique ? Nous n’entrerons pas dans les arcanes de la science politique mais nous croyons néanmoins nécessaire de préciser que le terme “politique” recouvre au moins deux significations :

        * LE politique qui est l’ensemble des forces institutionnalisées qui interagissent pour le maintien de la cohésion sociale.

        Et

        * LA politique, scène sur laquelle s’affronte une série d’acteurs pour la conquête de l’exercice du pouvoir d’Etat.

        Dans l’un ou l’autre cas, il y a toujours confrontation d’idées ou de forces qui se résout :

        * dans les régimes démocratiques, “par le dialogue plutôt que par la force sans jamais remettre en cause la survie de la collectivité” (2) * dans les régimes autocratiques par la violence qui entraîne souvent un virage à 180° dans l’ordre intérieur.

        LE et LA politique sont donc le domaine par excellence de la confrontation plus ou moins violente. Or, la vision malgache des affaires nationales fait de ces confrontations une affaire de FIHAVANANA c’est à dire que l’on refuse le débat, le « langage affronté » pour aboutir à un consensus mou où le gagnant fait semblant d’être satisfait et le perdant s’efforce de ne pas paraître mécontent. Nous vivons ainsi dans « une paix permanente des cimetières » alors que « les sociétés de développement ont toujours été des sociétés de tension, des sociétés où le mouvement crée du frottement, du réchauffement, des ruptures » (1)

        Les problèmes ne sont jamais résolus mais reportés à une date indéterminée. S’accumulent alors les rancœurs d’autant que notre conception du pouvoir favorise, chez les dirigeants, une attitude autocratique. Une conception aberrante du pouvoir

        A Madagascar, d’après la tradition orale, règne un archétype dont l’origine remonterait à Gallieni sur les suggestions de Rasanjy : le pouvoir est le ray aman-dreny de la population.

        Il est évident que si une telle doctrine est intériorisée, il ne faut pas s’attendre à trouver une population de citoyens mais plutôt un conglomérat d’assistés qui attend tout d’un “père et mère nourriciers” dispensateurs des bienfaits et réprimandes.

        L’argument d’autorité triomphe, il n’y a plus de place pour la réflexion personnelle. Le peuple est doctrinalement infantilisé et il est conféré aux dirigeants non pas le statut de gestionnaires révocables mais une aura de propriétaires de la Nation qui distribuent prébendes et distinctions, non en fonction de la valeur, mais en fonction de l’obéissance et de la fidélité. Ce qui explique la mainmise totale sur le pays et le refus des opinions dissidentes.

        Le mécontentement populaire croît alors dans les mêmes proportions que l’autisme des dirigeants. Il n’est alors plus possible de résoudre les problèmes par la voie démocratique, c’est à dire par le dialogue. Et, le changement de gouvernement devient un changement de régime toujours violent.

        Au surplus, la terminologie malgache du pouvoir est restée figée et ne s’est guère adaptée à l’évolution de la conjoncture. C’est ainsi qu’on appelle le pouvoir Fanjakana, pouvoir royal avec tout ce que cette catégorie suppose de « bon vouloir » et d’arbitraire. Et c’est aussi ainsi que tous nos gouvernants sans exception se sont comportés en propriétaires de la Nation et non en gestionnaires du bien public commun, gestionnaires révocables par le peuple souverain.

        Les mots n’étant pas neutres : il convient d’actualiser notre vocabulaire politique c’est-à-dire de bannir le terme fanjakana et de le remplacer par le mot fitondrana, plus conforme à la conjoncture et aux catégories contemporaines.

        Il faut « rendre aux mots leur dénomination » recommandait Confucius : dans cet esprit, il faut procéder à une traduction adaptée de tous nos termes politiques et économiques. Il faut en finir avec les traductions littérales qui n’ont aucun sens pour la majorité de la population et trahissent l’aliénation et la paresse intellectuelles des traducteurs.

        Ainsi en est-il de la traduction du terme Constitution en « Lalàm-panorenana », c’est-à-dire littéralement : « loi de la construction », qui n’a, évidemment aucun rapport avec son contenu réel. Comment peut-on respecter un texte qui, pour soi et en soi, n’a aucune signification ?

        Nous proposons donc la traduction suivante pour le terme Constitution : « Lalana mibaiko ny Fitondrana ». Cela n’est qu’un exemple, glané parmi tant d’autres, pour prouver qu’il nous faut réellement réviser nos traductions des termes politiques ou économiques, c’est à dire procéder à un réel et vigoureux « aggiornamento » de notre langage.

        Ainsi en est-il, comme autre exemple, de l’aberration qu’est cette traduction par « fanitsiana ara - drafitra » de « l’ajustement structurel ». La création d’une société de confiance et de liberté est une œuvre de salut publique urgente

        * Il nous faut revoir toutes les idées reçues, accepter les conflits et les controverses mais les résoudre par le dialogue, voire “la force et sans jamais remettre en cause la survie de la collectivité”(2) * Etant surtout soucieux de la prospérité des entreprises de Madagascar nous n’avons pas, à l’évidence, la prétention ni de refaire le monde ni de fournir la panacée à nos problèmes politiques actuels. * Un fait est néanmoins indiscutable : l’entreprise, variable sectorielle d’un ensemble plus global, ne peut prospérer sans sécurité. Il convient donc que les engagements en faveur d’une entreprise, souscrits par un gouvernement, ne soient pas annulés par le gouvernement suivant. * Il conviendra de stipuler que les engagements en faveur de l’entreprise sont, sauf dol ou corruption notoire, des engagements d’Etat et non de simples engagements de gouvernement. * Réviser tout notre vocabulaire politique afin que le langage du Pouvoir ne soit plus réservé aux initiés, c’est-à-dire aux quelques citadins déracinés qui ne sont, tout compte fait selon la formule de Frantz Fanon, que des « peaux noires » sous des « masques blancs ». (3) * Au total, faire du Malgache un véritable citoyen.

        Madagascar prouvera alors au monde que, comme tout pays régi par le Droit, il s’engage désormais dans la voie de la désaliénation, de la continuité de l’Etat, de la gouvernance pacifique et sans déchirure.

        Pierre RANJEVA

        Simple citoyen, ancien Ambassadeur de Madagascar et aujourd’hui, magistrat de 1er grade à la retraite (NDLR)

        Antananarivo le 24 mars 2009

        ===================================================================

        1- “La société de confiance” Roger Peyrefitte. Ed Odile Jacob.

        2- “La mélancolie démocratique” Pascal Bruckner. Ed du Seuil.

        3 – « Peau noire et masques blancs » Frantz Fanon. Ed du Seuil.

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      • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 25 septembre 2009 12:57, par une Malagasy

        je ne sais pas madame si vous voulez humilier les Malagasy avec votre façon d’ écrire le Français. Sachez qu’ on ne comprend pas tellement ce que vous voulez avouer avec vos fautes de français. Pourquoi ne pas avoir demander à une personne qui sait s’ exprimer avant d’ écrire de telles phrases ? Je ne sais point de quel genre d’ étude vous avez fait mais un coup d’ Etat signifie brièvement prise de pouvoir hors élection et aucours du déroulement d’ un mandat en place.Je n’ arrive pas à savoir si vous êtes pro RA8 ou pro tgv. si vous le pouviez, veuillez réécrire votre message avec l’ aide de quelqu’ un de compétent. Merci.

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        • bjr je ne sais pas si vous avez vecu entre les annees 1960 et 1978 C ETAIT LE PARADIS quand le president rastiraka a pris le pouvoir nos villages et villes sont tombes dans la misere et ça continue j ai 80 ans et j aime mon pays je suis neutre si on retournais dans la zone franche ou notre monaie existerais que nos jeunes aient droit a la parole quand pensez vous mes enfants nourrissent tout mon village arretez de jouer les intellos le probleme est en profondeur bonne chance meme si je ne sais pas ecrire le francais

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    5 janvier 12:06, par zanadambo

    Même si c’est maintenant que j’ai l’occasion de lire cet article, permettez moi de donner mes points de vue sur cet article (puisqu’il est écrit en français, je m’efforce de faire mes commentaires avec la même langue et excusez moi de la qualité de mon français car ce n’est pas pas ma langue maternelle) 1- en tant que malgache, j’atteste à 90% que les raisons évoquées sont vraies. Les sonnettes d’alarme ont raisonné depuis longtemps mais Ravalomanana n’a fait qu’à sa tête comme d’habitude. Je déplore l’incapacité des malgaches à choisir un Président ayant la capacité qu’il faut. 2- Je suis d’accord qu’il y a toujours d’opportunistes dans la politique mais tout compte fait, le moment est venu pour arrêter le favoristisme, la mégalomanie et l’égoïsme de Ravalomanana. 3- J’exhorte tous les malgaches à tirer des léçons des différents style de gouvernance qui se sont succédés à Madagascar. Aussi, il ne faut pas se laisser influencer par la communauté internationale dans notre prise de décision pour le bien des pays car cette communauté est un ami qui cherche aussi son intérêt.Restons Unis.

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    • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 22 février 09:42, par elie

      moi je trouve que le vraie probleme de cet crise ce sont les 3 anciens presidents de la republiques car ce sont eux qui ont amene madagascar a la pauvrete et ce sont eux encore qui on l’audace de faire ce qu’il veulent sur madagascar.la GIC s’impose a ce que les 4 mouvances appliquent la charte de maputo mais a mon avis si les GIC veulent qu’on appliquent la charte de maputo alors les malgaches doivent faire un referendum par oui ou non a la charte de maputo.c’est une bonne descision que le president de la HAT a propose l’election.car c’est vrai que madagascar appartient aux peuple malgaches mais pas au GIC ni UA ou ONU.j’attends l’election

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  • Les vraies raisons de la crise à Madagascar

    24 février 12:25, par RAKOTO

    Pour ceux qui prétendent connaître Madagascar . Je m’excuse mais je suis Malgache et fier de l’être . Mais je jouis aussi de la nationalité française et j’ai usé mes fonds de culotte dans une brillante (enfin, c’est ce que l’on dit) université française . je dois vous avouer que la vraie raison de la crise malgache actuelle est la "guerre froide" ( eh, oui, cela existe encore) entre la France et les Etats-Unis . Ainsi, si vous n’avez pas vécu en direct c’es-à-dire sur place cette crise, vous ne pouvez pas la comprendre . Ici à Antananarivo, même les employés français de total Madagascar aiment dire que c’est eux qui ont financé le mouvement de Andry Rajoelina et des membres de la milice FIS (Force d’Intervention pour la Sécurité) osent aussi nous avouer que ce sont les entreprises françaises ou appartenant à des Karana avec la nationalité française qui les aident financièrement . Alors, ne parlez pas de la crise si vous n’êtes pas dans ce pays . A bon entendeur. RAKOTO

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    • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 12 avril 10:33, par MOZATRA

      raisons complémentaires : "La Nation malgache ? Sortir de l’ambigüité ! Les Accords d’Addis Abeba auront au moins quelques « mérites » :
      -  Avoir exhumé de leur exil ou de leur isolement plus ou moins doré les dinosaures qui, depuis plus d’un quart de siècle, ont fait la pluie et le beau temps dans le Pays,
      -  Rendu une virginité à ceux qui furent, à une époque, renvoyés par le peuple à leurs « chères études » prouvant ainsi aux yeux du monde que la sagesse et le « fihavanana » malgaches ignorent la rancune historique et ne sont donc pas de vains mots. Avec le même « lâche soulagement » qu’éprouvèrent, sans doute, les Français après l’accord de Munich, nous allons nous lancer tête baissée dans une Transition qui élaborera un nouvelle Constitution, finalement la douzième en moins d’un demi -siècle d’indépendance soit, en moyenne, une constitution quadriennale en comptant les réformes partielles et la Charte transitoire du Panorama … Prouesse notable qui ne nous vaut certes pas une médaille d’or aux Jeux Olympiques mais qui nous permet d’espérer une inscription au « Livre des Records ». Par ces multiples textes « fondamentaux » le pays, comme nous l’avons souligné dans un de nos articles (1), a pu expérimenter tous les régimes constitutionnels connus sans pour autant empêcher :
      -  le renversement des pouvoirs, qui se sont succédé, par la rue
      -  la mise au pilori de celui qui, quelques années plus tôt, a été l’idole, portée au pinacle par la ferveur populaire, ferveur reconnue « démocratique » par la « Communauté internationale ». S’applique ainsi littéralement à Madagascar cette profonde remarque de Karl Marx : « …dans l’Histoire Universelle, les grands faits se produisent, pour ainsi dire deux fois… : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce » (2). Pour ne pas avoir soulevé les « problèmes permanents qui fâchent », et pour s’être cantonnés à un consensus strictement juridique, les Accords d’Addis- Abeba n’ont fait que repousser la mise sur le tapis des vrais problèmes et nous réservent, hélas et dans un délai assez bref, une plus que sanglante tragédie. Les problèmes qui fâchent de façon permanente 1- La conscience ethnique prévaut sur le sentiment national : Nous laisserons aux historiens le soin de débattre des avatars de la Nation malgache (3) d’autant que, comme le remarquait Benedict Anderson, « Nation, nationalité, nationalisme sont autant de notions notoirement difficiles à définir, a fortiori, à analyser » (4). Nous nous bornerons donc à formuler la remarque suivante fondée sur les évènements qui ont bouleversé le pays depuis 1960 :
      - « chaque fois qu’un titulaire du Pouvoir a essayé de mettre en œuvre une mesure susceptible d’instituer « un plus petit commun multiple unificateur » pour les habitants du pays, il s’est heurté à la réaction violente d’un lobby, peu enclin au dialogue. Les crises provoquées par la « malgachisation » de l’enseignement sont, à cet égard, plus qu’éloquentes.
      -  En 1972, le projet du gouvernement Ratsiraka de malgachiser l’enseignement a provoqué un pogrom anti-merina à Toamasina,
      -  En 2006 la hiérarchie catholique a refusé d’appliquer, dans ses établissements scolaires, le projet de malgachisation de l’enseignement projeté (5) par le pouvoir du Président Marc Ravalomanana. Ainsi tout projet d’instituer le malgache, langue dont l’unicité, malgré quelques variations dialectales, est reconnue unanimement par tous les linguistes, est considéré comme une tentative de domination intellectuelle menée par ces « esclavagistes favorisés des Hautes terres » pour maintenir leur domination sur les populations périphériques. Et ce n’est pas un Malgache, en principe soucieux de défendre sa langue et le progrès de son pays, mais un Français qui nous rappelle les évidences aveuglantes ci-après : « il y a un lien entre le sous développement de Madagascar et la valorisation du français dans l’enseignement… » Refuser une langue commune, équivaut donc, en réalité, à refuser l’existence de la Nation car : « La langue est l’expression fidèle : Du génie des peuples, L’expression de leur caractère, La révélation de leur existence intime, Leur Verbe pour ainsi dire… L’Histoire de France commence avec la langue française. La langue est le signe principal d’une nationalité. » (Jules MICHELET- Histoire de France I et III) (6) Et Benedict Anderson conforte cette vérité première en soulignant que « sous le déclin des communautés de langues et des lignes sacrées s’est opéré un changement en profondeur des modes d’appréhension du monde qui, plus que tout autre chose, a permis de « penser » la nation. » (7) 2- Un Pouvoir et un Service Public méprisés L’attitude de ceux qui refusent violemment l’enseignement en langue malgache traduit ainsi, indépendamment des troubles récurrents qu’elle a provoqués dans la vie de la Nation : a- Une ignorance de l’histoire et de l’évolution des Nations : Dans tous les pays du monde, une langue est devenue langue nationale et a généralement triomphé des langues maternelles. C’est ainsi qu’en France, par exemple, la langue d’oc a fini par s’imposer au détriment de la langue d’oïl. Le même phénomène s’amorçait à Madagascar où le « dialecte », qui avait l’avantage d’être fixé par écrit, est compris de tous, a eu tendance à s’imposer comme langue officielle et, partant, comme langue d’enseignement… Mais héritiers du jacobinisme et du centralisme français, les pouvoirs malgaches ont commis la grave erreur d’ignorer et, à la limite, de péjorer les parlers régionaux. (Dans les « bonnes » familles, « manala baraka ny miroky ») Peut-être le moment est-il venu, si l’on veut pour l’avenir éviter de graves incidents et si l’on veut essayer de jeter les bases d’une nation malgache, de souscrire à ces remarques de Dominique Dumont : « On peut espérer que Madagascar prendra le chemin qui fut celui de pays comme l’Allemagne ou l’Italie et construira sa langue nationale dans le respect des parlers locaux… il n’y a pas forcément opposition entre l’usage d’une langue nationale et le respect des particularités régionales » (6) b- Une conception qui fait de l’Etat, non le constat de l’effectivité et de la formulation juridique de la nation, mais une source de prébendes grâce à la position dominante des titulaires du pouvoir, « position qui favorise et multiplie les opportunités de médiation marchande…avec l’étranger dans les domaines de l’échange économique et de la légitimation idéologique. A partir du moment où la Nation n’est ni intériorisée, ni acceptée, l‘Etat ne représente plus ni l’intérêt commun, ni la chose publique (res publica) » mais des « positions de pouvoir » (8) qui se transforment aisément en « positions de prédation »(8) : être au Pouvoir multiplie « les opportunités et les potentialités de fonction de médiation marchande… à partir de l’alliance avec l’étranger dans le domaine de l’échange économique et de la légitimation idéologique. » (8). Dans ce contexte, servir l’Etat n’est plus ni dévouement au service du public, ni désintéressement mais, plutôt, illustration de la propension aux « retournements de veste », accès aux prébendes et « à la mangeoire », et mise en pratique de la « politique du ventre ». Quelques anecdotes, tirées des évènements locaux, nous servirons pour illustrer ces assertions. Les heurs et malheurs qui ont marqué la carrière de ce général de division qui fut successivement ministre de Ratsiraka, Zafy et Ravalomanana sont plus que significatifs. Parce qu’il a servi trois présidents de la République, il a été porté au pinacle tant que ce Président a été « l’idole des foules » et a été traité, du jour au lendemain, de « chaussette » et d’autres épithètes aussi flamboyants, pour ne pas avoir démissionné, au moment opportun, de son poste. Plus tard il a été ainsi considéré, après sa démission, réclamée à cor et à cri par la populace, comme le symbole des « retourneurs de veste ». Dans notre mesquinerie et notre mépris du service public personne n’a pensé au fait qu’il avait certainement une valeur pour que trois présidents, au caractère et à la doctrine aussi différents, aient fait appel à son concours. Au demeurant, comprendrons-nous, un jour , qu’un Grand Commis de l’Etat, tout en servant le Pouvoir, est, d’abord et surtout, au service de Madagascar et non à celui d’un homme. Les Présidents de la République, incarnations du Pays, furent plus que malmenés :
      -  Philibert Tsiranana, premier président de la République de Madagascar, considéré, à l’époque de son règne, comme le « Père de l’Indépendance et de la République » est renversé par la rue et traduit, pour concussion, comme un vulgaire criminel devant un tribunal de droit commun,
      -  Ratsimandrava, son successeur, est purement et simplement assassiné,
      -  Didier Ratsiraka, le parangon du socialisme, a quitté le pays sous les huées pour deux exils de plusieurs années à Paris ?
      -  Zafy, a connu l’opprobre de l’empêchement,
      -  Ravalomanana, obligé de fuir tandis que ses biens, acquis non comme Président mais comme industriel industrieux, ont été livrés à des hordes qui, non contents de piller, ont transformé magasins et usines en feux de joie. Et l’on voudrait avoir des dirigeants honnêtes, désintéressés, sans peur et sans reproches ? Ces mésaventures tragiques ne découragent pourtant pas les postulants tant sont vastes les possibilités offertes par la détention des pouvoirs. Elle ouvre entre autres, et sans que la liste soit limitative, à « la maîtrise du cadastre, du crédit, du fisc, des offices de commercialisation des cultures de rente, de l’investissement public, de la négociation avec le capital privé, des importations. » (8) Et c’est ainsi que, périodiquement, surgissent des revendications pour que soit : • tenu compte l’équilibre régional dans la répartition des postes de responsabilité (Marson Evariste dans la Gazette de la Grande Ile du 23/II/2005) • érigé le fédéralisme (rengaine de Lecacheur, Sikonina er consorts….) • tenue compte la revendication des « Ampanjaka » Antaimoro. A notre regret, force nous est de reconnaître sans ambiguïté que la Nation comme l’Etat malgache sont encore à construire et notre prochaine Constitution doit transcender les catégories purement juridiques pour s’attacher aux problèmes réels qui sont sources de division dans ce pays. La prochaine Constitution doit, à notre sens, intégrer dans ses clauses quelques questions préjudicielles avant de traiter de l’organisation et du fonctionnement des institutions politiques de l’Etat. De quelques questions préjudicielles à traiter avant les problèmes juridiques Nous n’avions pas, en écrivant ce texte, la prétention d’apporter la panacée aux crises récurrentes qui ont largement compromis le développement de notre Île. Notre but est plus modeste à savoir : faciliter les débats en ouvrant des pistes de réflexions. Aussi, nos propos seront, dans cette dernière partie, quelque peu cursifs voire se limiteront à une énumération non exhaustive des blocages qu’il y a lieu de faire sauter parmi lesquels :
      -  Le dévoiement du pouvoir, qui n’a jamais bénéficié ni du respect, ni de la confiance populaire. Le pouvoir porte, dans l’origine de cette méfiance, sa part de responsabilité.
      -  Tous nos dirigeants, qualifiés à tort de « ray aman-dreny » n’ont eu de cesse d’infantiliser la population, de la considérer, non, comme des citoyens mais comme sujets.
      -  Au surplus, trompés par la dénomination « fanjakana » ils se sont comportés comme des « propriétaires de la Nation » et non comme « gestionnaires du Bien Commun ». Il faudra donc rendre nos dirigeants plus modestes et faire des sujets de véritables citoyens avec qui il faudra dialoguer et à qui il faut rendre des comptes. Dans cette perspective, la « constitutionnalisation » de la Médiature, défenseur du peuple constituerait une mesure salutaire.(+++) Pour renforcer la confiance entre dirigeants et dirigés, il y aurait lieu de renforcer le contrôle de la gestion de l’Etat et, dans ce but, rendre moins opaque l’utilisation des fonds spéciaux et les soumettre non à un contrôle d’opportunité mais à un contrôle de légalité. Un comité composé de membres de la Cour des Comptes, de l’Inspection d’Etat, et de la Trésorerie générale pourrait être mis sur pied. Leurs rapports seraient couverts par le secret absolu et classé immédiatement dans un coffre fort aux Archives Nationales.
      -  Les classiques nous enseignent qu’un « Etat-nation est la juxtaposition d’un Etat, en tant qu’organisation politique, à une nation, c’est-à-dire des individus qui se considèrent comme liés et appartenant à un même groupe. C’est donc la coïncidence entre une notion d’ordre identitaire, l’appartenance à un groupe, la nation, à une notion d’ordre juridique, l’existence d’une forme de souveraineté et d’institutions politiques et administratives qui l’exercent. Sans cette coïncidence, on parlera plutôt d’un Etat multinational ». Ces termes sont sans ambiguïté et nombre d’Etats, même multinationaux sont unis et puissants. Pourquoi à Madagascar considère t- on l’organisation fédérale ou confédérale comme une véritable trahison ? Les périodes de crise étant aussi celles de l’inventivité, il faut faire preuve d’audace et, de courage et ne pas rester prisonnier de préjugés. D’autres problèmes méritent d’être mis sur le tapis et entre autres ceux de l’Armée :
      - Pouvons-nous nous offrir des amiraux dans la Marine alors que nous n’avons pratiquement pas de navires de guerre ? Un général de Corps d’armée aérienne a-t-il sa raison d’être dans un pays qui, pour toute aviation, ne dispose que de quelques ULM ? Et quel avenir pour une armée de terre où le nombre de gradés est presque égal à celui des hommes de troupes ?... Autant de problèmes qu’il faudra aborder, tôt ou tard, avec courage et sans préjugés si nous voulons sortir les Malgaches et Madagascar du cercle vicieux de la misère et de la domination. (+++) Pierre Ranjeva PUBLIE dans Tribune de Madagascar : 23 ,24 ,25 ,26 , novembre 2009

      +++ NE PAS OUBLIER LE PROBLEME FONCIER ET LE TAUX PROHIBITIF DU « AMPAHATELO TANANA »
      - INTERDICTION pour TOUS les responsables POLITIQUES, ADMINISTRATIFS ETC … D’ACCEPTER DECORATIONS , PENSIONS ET TOUS AUTRES AVANTAGES OFFERTS PAR UNE PUISSANCE OU UN ORGANISME ETRANGER…
      - Droit pour les citoyens d’exiger un referendum à l’exemple des votations helvétiques.

      ==================================================================================

      (1)« Les causes intellectuelles de notre stagnation » (2)« Le 18 Brumaire de Louis Napoléon Bonaparte (3)« La nation malgache au défi de l’ethnicité »(sous la direction de F Raison-Jourde et Solofo Randrianja (4)« L’imaginaire national » Ed La découverte (5)« La malgachisation de l’enseignement »Tribune de Madagascar 18/07/2006 (6) – « Madagascar- 1995. Le Marais – Cahier N°2 .Ed L’HARMATTAN (7)- « L’Imaginaire national » Benedict Anderson. (8)- « L’Etat en Afrique » J.F Bayart

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      • Les vraies raisons de la crise à Madagascar 17 juillet 03:55, par rabeta

        CRISE PAR CI, CRISE PAR LA !!! Le Monde vit un cauchemar ! De quelque côté que l’on se tourne, on entend que jérémiades, pleurs et grincements de dents : la Grèce est en faillite, l’Espagne est menacée, la France prend ses dispositions pour ne pas subir une décote dans le jugement des agences de notation, … même le Japon, longtemps considéré comme le Samouraï conquérant et dominateur brandit, d’après le Figaro du 12 JUIN, « la menace d’une faillite d’Etat ». Indiscutablement le monde assiste au naufrage du dogme de la « main invisible » et du libéralisme, prôné par Milton Friedman et son Ecole de Chicago, par Hayek et autres « oracles »… et, peut être, verrons-nous bientôt une révision générale des paradigmes économiques de ces dernières décennies. Apparemment la thèse soutenue par Fukuyama, sur « la fin de l’Histoire »par le triomphe définitif du libéralisme, ne coïncide plus avec les réalités sordides de la conjoncture internationale.

        Car aucun pouvoir à ce jour, malgré réunions et colloques multiples du G8, du G20 et tutti quanti, n’a trouvé la panacée et les remèdes proposés, partiels, partiaux et uniformes, ne se caractérisent pas par leur originalité mais s’apparentent plutôt à un cautère sur une jambe de bois. Passons donc cursivement en revue les remèdes proposés :
        -  Dans les pays développés : Austérité c’est le cri unanime des gouvernants.
        - Il faut réduire la dette publique Et pour ce faire,
        - économiser c’est à dire dans un premier temps, procéder à des coupes claires dans les dépenses publiques en annulant, par exemple en France, la « garden party » de l’Elysée
        - supprimer des postes dans la Fonction publique et dans les cabinets ministériels et on ne remplace pas les agents partis à la retraite .

        - remettre en cause les acquis sociaux en reculant l’âge de la retraite Augmenter taxes et autres ressources de l’Etat.

        Et c’est ainsi qu’a été reculé partout l’âge de la retraite, révisé à la hausse les taux de la TVA…

        On ne procédera pas à une recension de toutes les mesures prises tant elles sont nombreuses, parcellaires et s’apparentent plutôt à un « inventaire à la Prévert » qu’à une politique, ainsi définie par le général de Gaulle dans se « Mémoires de guerre » : « un ensemble de desseins continus, de décisions mûries, de mesures menées à leur terme… ».

        Et cette impuissance ne doit guère étonner dans la mesure où la déification du marché a mis la politique sous sa coupe : les Etats sont aujourd’hui totalement désarmés face à ce qui est considéré comme vérité intangible, par la doctrine dominante, du « laisser faire », au point qu’une compression de personnel par une entreprise se traduit immédiatement par une hausse de ses actions en bourse.

        L’austérité pour qui ?

        On mentionnera à peine la suppression, par exemple, de la « garden party » du 14juillet à l’Elysée, la diminution du nombre de conseillers dans les cabinets ministériels, les démissions forcées de Christian Blanc et d’Alain Joyandet…économies de bout de chandelles, « poudre aux yeux pour gogos », destinée à assouvir l’instinct égalitaire du Français, réputé râleur.

        Mais à partir du moment où l’hymne à l’austérité est devenu la nouvelle pensée unique, proclamée par les élites de tous les pays, les vraies victimes ne peuvent être que les personnes soumises au pouvoir régalien et les couches les plus défavorisées de la population.

        Au premier rang figurent les fonctionnaires qui sont dans une position « statutaire et règlementaire » et donc, en principe, totalement soumis au pouvoir régalien. Leur nombre sera réduit et leur traitement gelé pendant quelques mois : 5% en moyenne en Espagne, 12% en Grèce, 20% dans certains secteurs en Irlande… (1)

        Viennent ensuite :

        les salariés, les personnes vulnérables : les économiquement faibles, jeunes, vieux, femmes seules chargées de famille… C’est ainsi que
        - l’âge de la retraite est repoussée pour couvrir le déficit abyssal des Caisses La tva et autres taxes indirectes revues à la hausse,
        - L’allocation aux personnes seules, aux étudiants, aux handicapés… soumise à des conditions draconiennes d’éligibilité quand elle ne sont pas diminuées voire supprimées ;
        - pendant que délocalisations et « dégraissages » sont férocement menés pour gagner la « guerre économique »…..

        On remarquera qu’il n’est question Ni de taxer Le capital, qui a connu ces dernières années une hausse phénoménale, (2) il faut, au contraire, maintenir les « niches fiscales » dont la suppression suffirait sans doute à combler les déficits ni les bénéfices monumentaux des banques pourtant sauvées de la faillite par les Etats, ni de toucher au plus values acquises en spéculant en bourses, ni même de rogner les énormes primes des traders

        Ainsi les charges, pour résorber dettes et déficits, retombent-elles essentiellement sur les salariés et les titulaires de revenus fixes comme en témoigne, par exemple, la hausse des taxes et impôts indirects qui place riches et pauvres au même niveau !!!

        On peut donc crûment reconnaître : tous les remèdes proposés n’ont eu pour objectif que de transférer les gains de productivité vers le capital et non vers le travail. Et cette aberration va s’aggraver jusqu’à la catastrophe finale pour les quelques raisons suivantes :
        -  l’économie financière, dans les pays industrialisés, s’est totalement détachée de l’économie réelle et aujourd’hui on ne rentabilise plus ses avoirs que par la spéculation, c’est-à-dire que l’on ne travaille que sur l’argent qui n’est après tout qu’un moyen. L’Economie tourne ainsi à vide et aboutit au règne des rentiers que Keynes tenait en horreur !!!
        -  l’argent pour et par l’argent a ainsi réduit le nombre des salariés dans ces pays car les producteurs délocalisent à qui mieux mieux pour réduire leur coût de production et, partant, être en meilleure posture pour affronter leurs concurrents dans la féroce « guerre économique » ; la politique suivie unanimement par ces pays portent donc en elle-même les germes de son échec parce que : - fondée sur la croissance de la consommation, elle réduit, par leur politique de déflation, le pouvoir d’achat de leurs consommateurs,
        - et surtout, la « productivité rapidement croissante du travail du travail et du capital entraîne un excédent de force de travail et de capital. » le chômage va donc s’accroître et, avec lui, l’assiette et le montant des revenus escomptés.(3) Au total, « la société de travail est en crise » et Wassili Léontieff « résumait la situation per cette métaphore : quand la création de richesses ne dépendra plus du travail des hommes, ceux-ci mourront de faim aux portes du Paradis à moins de répondre par une nouvelle politique du revenu à la nouvelle situation technique » (3) C’est dire, en termes savants , à quel point le « travailler plus pour gagner plus » de Sarkozy est une fumisterie qui illumine son inadaptation à la conjoncture mondiale .

        -  Et nous, et nous, et nous ? Qualifiés, à juste titre et depuis des décennies par Samir AMIN , de « Périphérie » au service et à la remorque d’un « Centre » nous allons, pendant une brève période, bénéficier de « l’effet de ruissellement » des délocalisations menées par les pays riches et industrialisés. L’importance prise, par exemple, par les zones franches et l’AGOA dans notre Economie et dans l’équilibre de notre balance commerciale en est la preuve irréfutable. Mais il nous faut nous persuader qu’il s’agit là d’un effet éphémère car les entreprises des zones sont, par nature, des « entreprises balladeuses » prêtes à déménager dès que les coûts de production sont plus favorables ailleurs. Ainsi, par une ruse de la conjoncture, la concurrence est aujourd’hui transférée entre pays pauvres !!! Faut-il, dans ces conditions, renoncer à toute politique économique libératrice ? Il est certainement temps, en cette époque de remise en cause de toutes les idées reçues, d’en finir avec notre propension au mimétisme et au suivisme et de tracer notre propre voie ; La tragédie de pays pauvres, et surtout des pays africains, est d’avoir
        -  toujours négligé ses paysans en privilégiant les cultures de traites, monopoles des grandes compagnies coloniales : « ….la terre ne vaut rien chez nous parce que les prix des produits agricoles sont désespérément bas….Le jour où l’on rémunérera au juste prix le travail de la terre, on verra celle-ci devenir un facteur réel de production… » (4)
        -  suivi aveuglément les foucades des Institutions de Bretton–Woods , à l’origine des « éléphants blancs », de « l’ajustement structurel… , qui ont causé notre endettement et l’enrichissement de nos satrapes… Avec l’irruption de l’écologie dans les débats politico économiques, avec la croissance fondée sur l’automobile, les terres cultivables empoisonnées par les pesticides et rétrécies par les autoroutes deviennent aujourd’hui la denrée rare. Aussi assistons nous, chaque jour, à une flambée des prix des denrées à alimentaires et, de par le monde, à une « razzia sur les terres arables » : les controverses brûlantes sur l’Affaire Daewoo auraient dû provoquer chez nous un profonde réflexion qui ne se serait pas cantonnée à la sacralité de la « Terre des Ancêtres » . Le moment est venu de s’imprégner de la pensée de deux grands économistes :
        -  Samir Amin : « …L’alternative est donc : accepter le développement mondialisé tel qu’il est, avec tout ce qu’il suppose, ou tenter de mettre en œuvre des politiques de développement autocentrés nationales et populaire, qui agiront comme des forces appelées à refaçonner à la fois les sociétés nationales et le système mondial…L’alternative est donc mondialisation ou élargissement d’une marge d’autonomie pour les peuples , les Etats et les nations, c’est-à-dire, au profit des classes populaires… » (5) Keynes/ « …Si les nations pouvaient apprendre à maintenir le plein emploi au moyen de leur seule politique intérieure…il ne devrait pas y avoir de force économique importante propre à dresser les intérêts des divers pays les uns contre les autres… »(6) Et notre conclusion sera : voici revenu le temps des Physiocrates, de Marx, Keynes et Samir Amin…. Pierre Ranjeva

        =============================================== 1) « « Le Monde Diplomatique »-juillet 2O10 2) Le nombre de milliardaires en dollars est passé de 792 en 2008 à 1011 en 2009. 3) André Gorz : « Métamorphoses du travail » et autres ouvrages et publications. 4) D. Etounga-Menguelé « L’Afrique a-t-elle besoin d’un ajustement culturel » 5) Samir Amin : « La faillite du développement en Afrique et dans le Tiers-Monde » 6) J.M Keynes : « Théorie générale… » ===================================================== Tribune de madagascar du 14 JUILLET 2O10 ==================================================== dé cidément,cet héterodoxe et iconioclaste Pierre Ranjeva a le chic de poser en termes clairs, les questions qui fâchent ou qui bouleverssnt !!!

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